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 Une promesse est une promesse... [Nolan&Rose]

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MessageSujet: Une promesse est une promesse... [Nolan&Rose]   Lun 3 Juin - 0:11


Cela fait maintenant quelques jours que je travaille en cardiologie, et Nolan est encore hospitalisé. Et je me sens à chaque fois aussi étrange, à ne pas savoir comment agir, comme si j’avais dix ans d’âge mental, à toujours réfléchir avant d’ouvrir la bouche de peur de dire une bêtise... Oui, niveau spontanéité, j’avoue avoir fait mieux... Mais le but dans tout ça, c’est quand même que personne ne se rende compte de ce que je ressens. Ni l’équipe, sans quoi je ne pourrais plus m’occuper de lui comme je le fais ; ni lui. Encore moins lui... Je mourrais de honte s’il venait à l’apprendre ; je ne veux pas qu’il sache. Pourtant je continue d’aller le voir, de lui sourire... Mais ça je peux le faire, ça les amis aussi le font. Cela me donne du baume au cœur et maintient l’illusion... Et tout le monde est au mieux parce que personne ne sait.

C’est sur ces pensées que je sors avec mon café de la salle de colloque : c’est enfin l’heure de ma pause. Et si j’ai du café, c’est qu’aujourd’hui je travaille de nuit. C’est l’horaire qui me convient le moins, parce qu’après je n’arrive pas à dormir à des heures correctes pendant au moins deux jours. Mais Rhonda était malade, alors j’ai bien voulu venir la dépanner. Je traverse le couloir et dépasse sa chambre, pour atteindre celle du personnel qui dispose de deux lits moyennement confortables. Je dois résister pour ne pas aller le voir dormir. Ce qui serait plutôt...pathétique, je crois que c’est le mot. Il m’a pourtant envoyé tous les signaux, il faudrait juste que je me résolve à les accepter. Rien que des amis, voilà notre deal ; voilà mon défi. Un bruit de pas m’arrête pourtant. Je regarde ma trotteuse : il est une heure du matin...

Je recule, serrant mon café dans mes mains et me rapproche du bruit, suspicieuse. Ça vient de sa chambre... J’ouvre discrètement la porte, histoire de pouvoir comprendre ce qui est en train de se passer. Et comme je suis à moitié endormie, je ne réagis pas tout de suite en le voyant debout en train de tenter de ramasser quelque chose au sol. Le temps que l’information monte au cerveau, l’envie de le réprimander est la plus forte. À croire qu’il refuse d’obéir aux demandes des médecins ou qu’il veut que je m’inquiète pour lui 24h/24... Ce qui est déjà un peu le cas. Je me racle la gorge, pour qu’il réalise qu’il n’est plus seul et enchaîne : « Nolan... Je peux savoir ce que tu fais debout ? » Bon... Ça ressemblait à une mère qui gronde son enfant, je suis d’accord, mais en même temps... Il agit un peu comme un enfant. Je pose mon café sur la table et me rapproche de lui. « Tu cherches quelque chose ? Parce que si c’est le cas, il faut que tu utilises la sonnette ! L’infirmier ou l’infirmière qui est encore de service se fera une joie d’avoir un peu de mouvement dans sa soirée... » De mal en pis. J’ai l’impression d’entendre mon père qui me grondait quand je faisais une bêtise... Je me radoucis un peu et lui dis d’un regard suppliant, façon chat-potté : « Enfin... Je ne voudrais pas que tu te fasses mal. Tu veux bien te recoucher s’il te plaît ? » Reste à voir si cette vieille technique marche encore...
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MessageSujet: Re: Une promesse est une promesse... [Nolan&Rose]   Mar 4 Juin - 0:17

Depuis ce matin, je m'étais réveillé avec un mal de tête terrible, ainsi que de gorge. C'était évident, j'avais attrapé une grippe. Ce n'était pas vraiment surprenant non plus, étant donné que j'étais encore à l'hôpital et que ce virus faisait des ravages entre les murs, ces temps-ci! C'est en me réveillant à cause d'une toux profonde, que je me rendis compte que la nuit était déjà tombé. J'avais été si faible durant la journée, que je ne m'étais pas aperçu que le temps avait passé aussi vite. Engourdi et endolori de partout, je jeta un coup d'oeil vers le corridor afin de voir si une infirmière était tout près, mais hélas, ce ne fut pas le cas. Comme je n'étais pas un patient qui se plaignait énormément ou qui sonnait pour un rien, je pris un grand respire tout en toussant une seconde fois, pour ensuite frotter ma gorge doucement afin d'en soulager la douleur, même si cela ne servait absolument à rien ...

Bien vite par contre, j'eus le besoin de me moucher. J'entrepris donc de m'asseoir légèrement dans le lit, et tendit mon bras afin d'agripper la boîte de mouchoirs qui se trouvait sur la commode ...mais par malchance, je ne réussi qu'à la pousser du bout des doigts. Celle-ci tomba donc au sol, me laissant accablé par la situation, dans mon lit. Énervé par moi-même, je ronchonna alors un peu avant de faire une première tentative pour me lever. Non. Ma respiration se coupa rapidement et une troisième quinte de toux m'assailli. C'était la merde, mais je voulais absolument me débrouiller seul. J'étais un grand garçon, tout de même ...Donc je me r'assied une deuxième fois, tout en me tenant à la ridelle, et je parvins enfin à déposer mes pieds au sol. Joie. Seulement, pour compliquer le processus, tout mon corps tremblait de froid puisque j'étais tout en sueur, dû à ma température élevée.

Je pris un long moment, le regard fixé sur la boîte avant d'entreprendre de me pencher. La raison était fort simple; je craignais une chute. Cependant, lorsque j'étais semi penché, une voix familière vint interrompre mon mouvement. Rose. Ma Rose était dans l’entrebâillement de la porte, à me regarder tenter l'impossible. Aussitôt, je me releva lentement en me tenant toujours à la ridelle et fit un léger sourire en coin avant de dire «...Tu arrives toujours au mauvais moment, on dirait ...» et je rigola un peu, tout en le regrettant immédiatement car je me mis à tousser comme une bête, de façon creuse et sonore. Après coup, je pu lui répondre «Je ...je voulais juste ramasser ma boîte de mouchoir ...Ce ...» et je repris mon souffle car mon air était restreinte «...e ne voyais pas l'importance d'appeler quiconque pour ça ...Vous n'êtes pas mes serviteurs ...» et sourit une seconde fois faiblement tout en hochant de la tête un oui avant de marcher lentement vers mon lit et m'y recoucher.

Je tremblais comme pas possible, mais ce n'était pas important pour moi. Je ne m'étais tellement pas attendu à la voir de nuit, que je ne pus m'empêcher de demander «mais toi tu ...as-tu un remplacement?» et je toussa encore une fois, tout en faisant attention cette fois-ci pour ne pas lui envoyer mes microbes dessus et je repris «Tu m'as agréablement surpris, disons ...Je ne pensais pas te revoir avant l ...» et je toussa à nouveau en faisant une moue exaspéré avant de simplement laisser tomber la parole pour reprendre mon souffle. Cela me prit une bonne minute de repos avant de finalement dire «...Retournes travailler, Rose ...Ce n'est pas bon pour toi, que tu restes ici ...» et je ramena la couverture à mon nez tout en grelottant comme un diable, cette fois. J'avais si froid, que mes dents me faisaient mal à chaque fois qu'elles s'entre-choquaient ensemble. En fait, j'avais dit cela, mais intérieurement, je voulais plus que tout qu'elle reste à mes côtés. Sa présence me calmait toujours un peu ...disons.
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MessageSujet: Re: Une promesse est une promesse... [Nolan&Rose]   Jeu 6 Juin - 19:32


Nolan... Ça fait quand même un moment qu'il me trotte dans la tête... Surtout depuis l'autre jour ! L'avoir revu comme ça, vulnérable mais voulant se montrer fort, cela a fait remonter en moi des sentiments et des souvenirs que j'aurais voulu oublier; que j'avais tenté d'oublier. Même si j'ai toujours su que je me voilais la face... Nolan, je n'ai jamais pu l'effacer de ma mémoire ou de ma vie. Nous étions trop proches, et notre séparation a été trop douloureuse pour moi. J'aimerais récupérer un peu de notre adolescence, retrouver cette complicité que nous avions, même si ce n'est que pour le faire amicalement.

Je souris légèrement à sa blague, tout en me rapprochant un peu de lui. Oui, j’ai le sens du timing... Ou alors c’est lui qui ne sait pas se tenir. Quoi qu’il en soit, il n’a vraiment pas l’air bien. Je me mords la lèvre, très consciente des risques d’une grippe bien virulente sur son état de santé. Je sens aussi que j’hésite entre le rentre-dedans et la compassion. « Nous sommes quand même ici pour t’aider, Nolan ! » Je lui souris quand je vois qu’il veut bien accepter de se rasseoir : mes regards de chat potté sont plutôt réussis. Je me penche alors pour attraper moi-même la boîte de mouchoirs et la lui tends. C'est là que je l'entends dire qu’il est agréablement surpris ; ce qui me fait stupidement chaud au cœur. Tant pis, ce soir je suis niaise... Il est une heure du matin ; j’ai bien le droit !

Je le regarde, un grand sourire aux lèvres, tentant tant bien que mal de cacher à quel point ce qu'il vient de me dire me fait chaud au coeur. « Tiens, voilà tes mouchoirs. » Je prends la liberté de m’asseoir sur son lit sans prendre trop de place, chose que je n’aurais probablement jamais osé faire si nous étions en pleine journée. Mais la nuit, c’est différent ; c’est plus tranquille. Il y a moins de monde sur le service... Ce qui fait qu’il y a moins de monde qui pourrait réagir à mon non-professionnalisme. « Oui je remplace Rhonda : elle est malade. Mais toi, tu as pris tes médicaments ? Il ne faudrait pas que ton état empire !! » Par réflexe, je veux lui remonter la couverture, car il grelotte trop à mon goût, mais il le fait de lui-même. Je devrais oublier mes réflexes idiots...

Lorsqu’il me demande de repartir, je lui tire la langue, joueuse. C’est sûrement la fatigue qui ne me rend plus maîtresse de mes gestes... « Techniquement, je ne travaille pas avant dans deux heures et demi : je suis en pause ! Je peux donc faire comme je veux, je ne suis pas pressée. Et avec tous les malades que je côtoie, j’ai un système immunitaire d’enfer ! » Je souris, heureuse de le voir encore un peu. J'aimerais qu'il aille mieux ; j'aimerais avoir la capacité d'éliminer ses problèmes de santé en un claquement de doigts... Seulement j’ai conscience qu’il va plutôt mal et que je n'ai pas de pouvoirs magiques, alors je rajoute : « Je peux te laisser, si tu te sens trop fatigué ! C'est toi qui décide...
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MessageSujet: Re: Une promesse est une promesse... [Nolan&Rose]   Ven 7 Juin - 21:19

La voir arrivé m'avait agréablement surpris, disons. Enfin, il y avait quelque chose de bon qui se passait, dans la nuit! Bien sur, j'aurais préféré qu'elle ne me prenne pas en flagrant délit mais aussi, qu'elle me voit dans un meilleur état ...seulement, j'en étais tout de même très heureux, intérieurement. J'avais secrètement besoin d'elle, même si je ne désirais pas le lui démontrer pour l'instant. C'était perturbant, ces sentiments qui commençaient peu à peu à ressortir en moi, vis à vis d'elle. Je les avais toujours eu, mais seulement, j'avais toujours réussi à les intérioriser pour ne pas qu'elle s'en aperçoive.

Quand elle me répondit qu'elles étaient là pour l'aider, je hocha un faible oui de la tête, tout en me recouchant mais dit aussi «Je sais mais ...mais ce n'était que pour ramasser une boîte de mouchoir ...Je n'étais pas en grand danger ...» et lui fit un mince sourire avant de tousser mes poumons pour la xième fois, dans la nuit. Elle me tendit ensuite la boîte, que je pris et me moucha assez bruyamment, sans le faire exprès, avant de le jeter dans la poubelle qui se trouvait à mes côtés. Je lui murmura par la suite un petit «Merci ...» tout en reniflant, et voyant qu'elle s'était entre temps assise dans mon lit, je lui fis encore plus de place, tout en souriant. Tellement que j'étais devenu sensible à tout, dû à a grippe, je pouvais ressentir sa propre chaleur se dégager de son corps ...et c'était assez réconfortant, disons! J'en avais bien besoin!

Quand elle m'expliqua la raison pourquoi elle faisait un chiffre de soir, je pencha ma tête de côté en l'appuyant contre mon oreiller, et répondit «J'espère qu'elle ira mieux bientôt ...Même si j'aime te voir en tout temps ...» puis je hocha ensuite de la tête par l'affirmative, en disant «Oui ...Lucy est venue me les donner ...» cette femme avait la réputation d'être une brute, avec ses patients, et de les prendre comme un numéro. Ce pourquoi je fis une face de mépris tout en ronchonnant «J'suis pas son patient préféré, apparemment ...» comme un gamin attristé, avant de lui sourire doucement pour lui démontrer que je blaguais un peu.

La couverture par dessus le nez, je lui fis savoir qu'elle pouvait repartir si elle le devait. Je n'avais pas non plus envie de la contaminer! Même que j'étais persuadé que c'était de ma faute, si Ronda était en maladie, cette nuit. Ce qu'elle me dit me rassura, par contre ...et pour lui répondre, je ne fis que prendre sa main et la tirer vers moi de façon à ce qu'elle n'ait d'autre choix que se coucher à mes côtés. Peut-être était-ce ma fièvre plus qu'élevé qui me fit réagir ainsi, mais je l'avais fait. Elle avait maintenant la tête contre mon torse et j'avais mon bras autour de ses épaules. Jamais de ma vie je n'avais été aussi confortable et bien, cela dit. Malgré ma maladie, la fièvre, les tremblements, la grippe et mon coeur qui s'activait de façon inégale dans ma poitrine, je me sentais bien.

D'un geste naturel, je me mis à tout doucement lui flatter le bras, de mes doigts, conscient que c'était un geste purement amoureux, normalement, quand les deux personnes étaient dans notre position actuelle. Les yeux fermés, je profitais du moment présent. Ma respiration était difficile et laborieuse mais je m'en moquais. J'étais bien. Elle était contre moi ...et je me disais que si je pouvais mourir ainsi, j'allais avoir la meilleure mort au monde. D'un murmure, je dis ensuite, après un long moment de repos «Restes avec moi, alors ...» et ma main vint se nicher dans ses cheveux tout en jouant avec une de ses mèches «...Restes aussi longtemps que tu peux ...» puis mes lèvres vinrent se coller doucement contre son front, afin de lui donner un tendre baiser. Je pris alors conscience de ce qui m'arrivait. J'avais l'impression que si ma grippe continuait ainsi à me ravager, je n'allais pas pouvoir y survivre. Rouvrant alors les yeux, je me mis à réfléchir, tout en regardant le plafond, dans le noir. Devais-je lui dire maintenant? Avec les gestes que je venais de poser, elle devait bien se rendre compte que j'avais encore et toujours des sentiments pour elle, non? Je ne voulais pas non plus mourir sans lui avoir dit la vérité. Sans lui avoir dit je t'aime!

C'est donc avec beaucoup de courage que je commença en disant «Rose, je ...J'aimerais que tu saches quelque chose ...» puis d'un doigt, je releva son menton lentement, afin qu'elle me regarde droit dans les yeux ...Ses yeux. Si magnifiques ...Avais-je vraiment le droit de lui faire subir cela, au fait? Soudain, je pris panique intérieurement. Non. Je ne pouvais pas lui faire cela ...C'était hors de question. Jamais. Cependant, je devais bien lui dire quelque chose, sans quoi elle allait m'assaillir de questions! Je fronça alors des sourcils et lui dit en d'autre mot plus évasif, mes propres sentiments «Je voulais que tu saches que ...Tu comptes plus que tout, pour moi ...» puis tout doucement, je lui fis un faible sourire avant de détourner mon regard, honteux des mots que j'avais failli lui dire.

Malheureusement, mon état de santé ne me permit pas de la garder bien longtemps contre mon corps. Je du m'en détacher afin de tousser dans mon coude et cette fois, je devins tellement essoufflé que je me senti immédiatement étourdi après. Mon rythme cardiaque s'était considérablement accéléré suite à cela et mes tremblements s'étaient accentués. Cependant, ce moment ne dura pas, par contre, et je pus la ramener contre moi, sans toutefois la faire se coucher à mes côtés. J'avais sa main dans la mienne, et mon regard vitreux était fixé dans le sien. Je m'aperçu à cet instant que Lucy, dans sa hâte de sortir de ma chambre, ne m'avait pas augmenté l'air de ma bonbonne, ce pourquoi je devais avoir tant de mal à récupérer mon souffle, ou mon air point. Par contre, je ne voulais pas non plus la mettre dans le trouble en le disant à Rose, donc je n'en fis aucunement mention et dit tout simplement «Ah, les grippes d'hommes ...» pour alléger l’ambiance, un peu, et faire rigoler ma Rose. Je tourna ensuite mon regard vers la table de chevet afin de prendre mon eau, et constata qu'il y avait encore des petites capsules de médicaments dans des verres minuscules, qui traînaient à côté. Je n'avais pas réalisé dû à ma fièvre, mais Lucy était juste venu me faire une prise de sang sans rien faire d'autre, finalement!
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MessageSujet: Re: Une promesse est une promesse... [Nolan&Rose]   Ven 7 Juin - 22:57


Je sens mes joues chauffer lorsqu’il me dit apprécier me voir en tout temps... Comme si j’étais redevenue l’adolescente complètement gaga de lui... Soit, je crois que je le suis toujours. J’aimerais pouvoir remonter le temps, ne jamais avoir proposé ce défi stupide qui a tout gâché. Mais c’est impossible, malheureusement. Je souris un peu lorsqu’il me parle de Lucy, cette peau de vache déguisée en infirmière. J’ajoute même, sur un ton de conspiratrice : « Si ça peut te rassurer, je crois que je ne suis pas sa collègue préférée. En fait, je commence à suspecter qu’il s’agit d’un droïde... Mais chut, il ne faut rien dire ! » Je fais un petit rire, bien consciente de la bêtise de mes paroles.

Avant que je ne rajoute quoi que ce soit, je le sens qui me tire vers lui. Je me retrouve donc coincée contre lui, entourée par son bras. Mon cerveau bloque, et je perds gentiment l’usage de mes deux poumons et de mes cordes vocales. Mon cœur aussi commence à ne plus savoir comment agir. Je n’ose pas bouger ; pas parler. C’est confortable ; trop confortable. Ce le sera moins quand il décidera de me repousser, je le sais d’avance. Je l’ai déjà vécu une fois... Cette fois-ci n’en sera que plus douloureuse. Je peux sentir sa respiration sur mon cou, et j’imagine son cœur battre contre mon dos, malgré la fièvre ; malgré la chemise de nuit d’hôpital. Je m’oblige à respirer doucement, pour ne rien gâcher. Il commence à me caresser le bras et je ferme les yeux, beaucoup trop surprise pour oser faire quoi que ce soit. Il doit sûrement être en train de délirer, à cause de la fièvre. Il doit croire que je suis une autre. Oui, ça doit être ça... C’est la seule explication plausible. Pourtant, égoïstement, je ne bouge pas. J’ai trop attendu un instant semblable à celui-ci pour le briser. Je me fais du mal, mais c’est si bon...

Je me suis rarement sentie aussi bien, même si je suis mal à l’aise et que je n’ose pas ouvrir la bouche. C’est quand il joue avec mes mèches que j’ose ouvrir la bouche... « Je reste... Je ne bouge pas ; promis.» Son baiser sur mon front me touche plus que je ne voudrais l’avouer, et je me mets à paniquer. Surtout lorsqu’il commence à me dire «Rose, je ...J'aimerais que tu saches quelque chose ...» Je me mords l’intérieur de la joue. J’entends déjà le « Tu es comme une sœur pour moi » résonner dans ma tête, comme une sentence de mort. Je m’oblige à le regarder lorsqu’il me relève la tête ; je m’oblige à garder contenance. À ne pas laisser transparaître ma peine. Je le savais avant de venir ; rien que de bons amis... Je souris tristement à sa remarque. « Toi aussi tu es très important pour moi Nolan.» C’est tout ce que je trouve à dire ; c’est tout ce que je suis capable de dire. Sans avoir l’air complètement désespérée en tout cas.

Il se détache de moi et se met à tousser comme un forcené, ce qui m’inquiète et masque ma peine. Je regarde autour de moi, cherchant une échappatoire. Vite, quelque chose à faire !! J’observe la chambre et remarque la bonbonne d’oxygène, qui a un débit trop faible pour être efficace. Je l’augmente donc un peu, avant de revenir vers Nolan. Je ris faiblement à sa remarque sur les hommes... « Oh, tu sais... Tu as une bonne excuse toi ! Mais commence à prendre soin de toi avant de penser aux autres d’accord ?» Mon ton presque moralisateur reprend le dessus, mais j’ai trop peur de le perdre. Même s’il n’est concrètement pas à moi ; je le sais bien...

Je ne sais pas si c’est la fatigue cumulée, la tristesse ou encore le fait d’être ici avec lui, mais je me retrouve submergée d’émotions ; la peur étant la principale. Je me réfugie contre lui et lui dis d’un ton alarmé, tout en le fixant du regard « Promets-moi d’aller mieux !» Je n’ai pas le droit de lui demander cela, je le sais bien, mais je ne peux m’en empêcher. Je ne sais pas ce que je ferais si jamais quelque chose de mal venait à se passer... je pense que je ne survivrais pas. J’ai trop besoin de lui, même à distance ; même s’il se met en couple avec une autre, puisqu’il ne le ferait jamais avec moi.

Je refuse de le perdre.
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MessageSujet: Re: Une promesse est une promesse... [Nolan&Rose]   Sam 8 Juin - 17:02

Apparemment, Rose partageait mon ressenti, envers cette fameuse Lucy, car de ses paroles, celles-ci ne semblait pas non plus l'aimer. Cela ne m'étonna pas, par contre ...Cette dame ne semblait aimer personne, et c'était peu dire. Quand elle m'avait sur sa liste de tâche, elle était féroce avec moi. Prenait mon bras comme si c'était un truc sans vie en serrant très fort sa poigne contre ma peau. Me relevait pour m'asseoir comme si je n'étais qu'une poupée de chiffon et m'enfonçait la cuillère dans la gorge, lorsque j'étais trop faible pour le faire moi-même, au point où bien souvent, je m'en étouffais. Souriant tout doucement à Rose, je dis alors «Un droïde aurait plus de coeur et de chaleur humaine qu'elle ...» puis je lui fis un clin d'oeil, pour ajouter à ma moquerie.

Sentant l'urgence de l'avoir près de moi, je la tira alors de façon à ce qu'elle soit obligé de se loger confortablement dans mes bras. Ce moment fut ...magique, pour moi. Je fus aussi très soulagé de voir qu'elle y restait, et qu'elle avait même fermé les yeux lorsque je me mis à lui caresser tout doucement le bras. Ainsi, placé de cette façon, je pouvais aisément sentir son doux parfum parcourir mes narines. C'était assez pour me faire rêver, rendre ma vie un peu moins triste. Je fus ému lorsqu'elle me fit la promesse de rester avec moi et de ne pas partir. Je n'étais pas prêt à cela. Pour tout dire, je craignais intérieurement que ce soit la dernière, ou une des dernières fois que j'avais la chance de pouvoir la voir, physiquement. Lorsque je lui dis ensuite qu'elle était plus qu'importante pour moi, sa réponse me fit sourire faiblement aussi. J'étais important pour elle... C'est tout ce qui comptait pour moi, dorénavant. Je pouvais mourir en paix, même si je ne lui avais pas dit ces mots si important ...

Obligé de me détacher d'elle à cause d'une quinte de toux féroce, je la remercia du regard lorsque je m'aperçu qu'elle avait augmenté le débit d'oxygène. Je respirais maintenant un peu mieux grâce à elle et je pus même lui lancer une petite blague au sujet des grippes d'hommes. Ses paroles par contre, commencent à m'inquiéter. Elle avait perdue son professionnalisme en une seconde et demi. Pour la rassurer, je lui dis alors «...T'inquiètes, Rose, je vais sonner la prochaine fois ...» puis toussa une énième fois avant de refermer les yeux quelques secondes de plus, pour me reposer un peu.

C'est alors que je senti une masse se coller à moi. J'aurais voulu pouvoir rouvrir mes yeux à cet instant, mais j'en fus incapable. La fièvre semblait avoir monter d'un cran et je senti ma peau devenir encore plus brûlante qu'elle l'était déjà. J'entendis ses paroles et j'aurais voulu la rassurer aussi sur ce coup là, mais moi-même je n'étais pas convaincu de pouvoir m'en sortir. De plus, j'avais conscience que je n'avais pas eu tout mes médicaments, ce qui me faisait chuter encore plus rapidement. Avec cette nouvelle poussée de fièvre, la machine marquant mon débit cardiaque se mit à biper comme une folle. J'avais le coeur qui voulait sortir de ma poitrine. Mes organes semblaient vouloir se battre pour moi, mais ils avaient tous de la difficulté. Je réussi néanmoins à rouvrir mes yeux lentement et murmura de façon presque inaudible «...et toi, promet moi de venir dormir avec moi autant que tu peux si ...Si je m'en sors ...» puis tout doucement, délicatement, je déposa mes lèvres sur les siennes pour lui donner un tout premier ...et délicieux tendre baiser rempli d'émotions et d'amour, avant de lui murmurer «Je ...T'ai ....» et je ne pus finir ma phrase, trop épuisé par la fièvre, mon coeur qui se débattait et mes poumons qui en arrachaient. J'étais maintenant semi conscient mais la savoir auprès de moi enlevait toutes mes craintes. Je ne savais pas si elle allait se rendre compte d'elle même que mes médicaments traînaient encore sur la table, mais cela m'importait peu, maintenant. De toute façon, je n'avais plu la force de me battre.
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MessageSujet: Re: Une promesse est une promesse... [Nolan&Rose]   Jeu 13 Juin - 23:31

Le sentir près de moi, c’est tout ce que j’ai toujours pu désirer... Aussi loin que je m’en rappelle, il n’y a eu que Nolan. Quelques flirts sans importance, mais toujours la même trame de fond. Je regrette déjà qu’il doive s’éloigner, mais ne peux éloigner mes inquiétudes pour lui. Il va mal ; il empire... Il tousse de plus en plus, comme si ses médicaments avaient été inefficaces. C’est étrange. Je réfléchis à toute vitesse, consciente qu’il risque gros, et c’est pour cela que je ne peux m’empêcher de lui faire promettre l’impossible. Il ne répond pas, mais me demande à moi aussi de lui faire une promesse. Pour lui, n’importe quoi. Avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, il pose ses lèvres sur les miennes. C'est si ... doux. Exactement comme je l'avais imaginé, mais mieux.
Je me fige, consciente que ce baiser n’est pas pour moi. Pourtant il aurait été parfait... Mais ce n’est pas à moi qu’il est destiné ; c’est impossible. Nolan est brûlant, il doit délirer. Penser que je suis une autre et oublier que ce n'est que moi. Je sens mon cœur se briser un peu plus, alors je me mords l’intérieur de la lèvre, histoire de garder contenance. Il ne doit pas me voir flancher... Je dois agir normalement ; comme le ferait une véritable amie. Je lui affirme : « Je te le jure. Tous les soirs, tant que je suis là tu ne seras pas seul. ». Je lui dois bien ça. Surtout que si cela peut l'aider à se sentir moins seul et à me revenir, je ne peux qu'accepter.
Il va s’en sortir ; il doit s’en sortir. Il n’a pas le droit de partir ; pas si tôt. C’est pourtant un risque. Je le sais... Je suis censée être celle qui accompagne la famille dans l'attente, dans des cas comme cela. Mais personne ne sera là pour m'accompagner moi... Je lui touche le front, il est brûlant. Le risque de décompensation est trop grand, je dois prévenir le médecin de garde, la grognasse de Lucy et l’équipe disponible. Mais ce qui m’étonne, c’est qu’il soit aussi chaud malgré ses antipyrétiques...

Voyant qu’il est à semi-conscient, j’observe la chambre en détail, pour voir s’il y aurait quelque chose que je n’aurais pas vu. C’est là que je remarque les pilules dans le mini gobelet, intouchées. Je me glace et envisage l’assassinat sanglant de Lucy. Mais ce n'est pas la priorité du moment. Je lui mets dans la bouche les médicaments qu'il devait prendre, du moins ceux qui n'ont pas besoin d'être avalés et fondent sous la langue, ce sera toujours ça d'avance. Et je sonne l'alarme d'urgence ; appelle le médecin de garde. Pour ma pause on verra plus tard, je m'en contrefiche ! J'anticipe et enregistre ses constantes vitales, plus qu'inquiétantes. Rapidement, le médecin arrive, avec l'anesthésiste, deux infirmiers, Lucy et tout un attirail de matériel médical d'urgence. Le moment est irréel, et j'entends parler de coma artificiel pour éviter le pire. J'aimerais oublier que c'est de Nolan dont nous parlons. Alors je me vois agir mécaniquement, mais efficacement. Je ne vois plus le temps passer, tout n'est que prises de sang ; surveillances cardiaques ; drogues sédatives... Puis tout s'arrête. Soit c'est à cause de la fatigue, ou bien parce que ce n'est pas un patient comme les autres, mais je ne saisis plus tout à fait ce qui se passe. Ce que je sais, c'est que je me retrouve seule avec Lucy et le médecin de garde, qui me demande : « Serait-il possible que quelqu'un reste avec le patient ? »Avant qu'elle ne dise quoi que ce soit, je la fusille du regard et dis d'une voix décidée « Je reste avec lui. Je te laisse faire les appels Lucy, si tant est que tu en es capable...». Impossible de me contredire, je ne me laisserai pas faire. Et je laisse volontairement sous-entendre à mon incompétente collègue que je la tiens personnellement responsable pour ce qui vient de se passer.

Quand ils sont tous partis, je referme la porte et m'assois à quelques centimètres de lui. Il est branché de partout, mais au moins ses constantes sont moins fluctuantes. J'entrelace alors mes doigts aux siens et lui murmure à l'oreille « Je resterai toujours là, le soir. Jusqu'à ce que tu te réveilles. Je... Je ne partirai que quand tu me le demanderas de vive voix. ». Je ne sais pas dans quelle mesure il peut m'entendre, il n'y a pas beaucoup d'études sur le sujet. Les expériences vécues divergent d'un patient à un autre... Quoi qu'il en soit, je veux qu'il sache que je suis là. Que je serai toujours là. Même si les mots, ces quelques mots si importants, je les garde précieusement au fond de moi, me contentant de cette amitié qu'il m'a demandée. Je ne peux pas avoir plus, mais je veux son bonheur, alors je me tais. 
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MessageSujet: Re: Une promesse est une promesse... [Nolan&Rose]   Ven 14 Juin - 4:23



Deux semaines plus tard ...


Je me souviens brièvement de ce qui s'était passé, juste avant que les médecins me plongent dans un comas artificiel. Ce que je savais maintenant c'est que j'avais froid. J'avais le corps gelé comme de la glace ou du moins, je le croyais. Cependant, même les yeux fermés je pouvais ressentir sa présence. Elle était là, je le savais ...Même que son corps chaud me réchauffait un peu. C'était réconfortant de savoir qu'elle avait tenue sa promesse. Si j'avais pu sourire à cet instant, je l'aurais fait. Seulement, qu'une larme réussi à se manifester en glissant le long de ma tempe pour venir s'échouer dans ses cheveux. 

Voulant lui démontrer que j'étais revenu, je tenta un premier geste. Bouger mes doigts, même qu'un tout petit peu ...Juste pour qu'elle s'en aperçoive. Seulement, encore engourdi par les médicaments, c'était une tâche beaucoup trop difficile pour moi, en ce moment. Il fallait trouver une autre solution... et vite! Quoi faire? C'est alors que je devina sa position. Sa tête était tout près de mon torse. Respirer c'était facile, non? Je pris alors une respiration un peu plus prononcé que les précédentes et réussi même à faire sortir un petit «Mmh ...» de ma bouche. Ma manifestation était accompli. 

J'étais encore sous sédatif donc ce qui se passa par la suite resta flou, pendant quelques temps. Je l'avais cependant senti bouger et dire quelque chose. Juste sa voix ...Ces mots ...Tout ça réussit à me tirer un très ...très faible sourire. J'avais toujours les yeux fermés, mais je pouvais la voir malgré tout. Je savais qu'elle était magnifique même si elle avait des cernes sous les yeux ou ne s'était pas changé ou autre ...Je le savais, car j'en étais amoureux. 

Pourtant, je voulais la voir en vrai. Profiter de ce moment pour qu'elle soit la première que je vois depuis deux semaines. Je pris donc toutes les forces que je pouvais avoir et rouvrit lentement mes paupières. Elle était là, devant moi. Mon coeur se mit alors instantanément à faire des bonds dans ma poitrine, marqué sur la machine puis lui murmura doucement «Tu es resté ...» avant de reprendre mon souffle et lui demander «Serres moi fort, stp, Rose ...Tu m'as manqué ...» Je l'aurais bien fait moi-même, mais j'en étais actuellement incapable. Je pouvais à peine ouvrir les yeux, alors bouger ...




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MessageSujet: Re: Une promesse est une promesse... [Nolan&Rose]   Jeu 11 Juil - 9:06


Plusieurs jours qu'il est là ; qu'il est endormi. J'ai pu m'arranger pour venir le voir souvent, pendant mes pauses. Le soir je me glisse incognito dans sa chambre, et j'y reste jusqu'à ce que je doive reprendre le travail. Je crois que Rhonda a compris mon manège, mais je m'en contrefiche ; je lui ai promis.

Ce matin n'a pas vraiment fait exception... J'ai pu m'arranger pour rester, sans croiser aucun membre de sa famille, ils ne peuvent pas venir à ces heures. D'ailleurs je ne suis pas sûre qu'ils me reconnaîtraient, depuis le   temps... Je crois que je me suis même assoupie, le visage entre mes mains et sur le matelas... En tant qu'infirmière, on apprend à dormir dans des positions improbables...

Je crois que j'entends un bruit... Mais ce doit être mon imagination qui me joue des tours... Je reste à moitié endormie quand j'entends un gémissement. Tout à fait réveillée, je lève la tête dans sa direction. Comme je n'y crois pas tout à fait, j'ose à peine bouger, par peur que le mirage ne s'estompe... « Nolan...? Tu... Tu m'entends ? » Je crois le voir sourire... Peut-être est-ce dû au manque de sommeil... Je n'ose rien faire, par peur de me réveiller. Mais je le vois ouvrir les yeux ; et je pourrais en pleurer si je n'étais pas aussi fatiguée... Les bips de la machine qui s'affole sont devenus scondaires pour moi : il est revenu. Crevée mais heureuse, je luis souris... Oui, je suis restée. Comme je le lui avais promis. Je retiens avec peine les larmes que je sens monter, et je dois me mordre la joue pour ne pas exploser devant lui, surtout lorsqu'il me dit que je lui ai manqué... Je le serre contre moi avec émotion et reste comme cela un moment, sans bouger. Je sens quelques larmes tomber contre lui, mais je fais mine de l'ignorer. « Toi aussi tu m'as manqué !! Je... Je suis heureuse que tu sois de retour. Je ne possède pas assez de vocabulaire pour exprimer ce que je ressens en ce moment. Un mélange de soulagement, de bonheur, d'amour et de peine...



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Dernière édition par Rose D. Austin le Dim 11 Aoû - 19:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Une promesse est une promesse... [Nolan&Rose]   Jeu 11 Juil - 17:11


Je la sentais près de moi. C'était si bon ...Si doux. Je voulais la serrer contre moi. Lui dire que je l'aime ...mais je ne pouvais pas. Mon corps était encore beaucoup trop endormi pour pouvoir faire quoique ce soit. Par contre, je réussi néanmoins à me manifester et cela la réveilla. Sa voix. Bon sang. Je pouvais maintenant la voir. Ma vision était légèrement embrouillée mais je pouvais déceler sa silhouette. Si belle ...Tellement que je réussi à sourire très faiblement.

À ma requête, elle s'empressa d'obéir et me serra contre elle. J'étais bien. C'était comme une douce et longue caresse donnée par un ange. Son odeur monta à mon nez comme un vent frais et je sourie à nouveau. Lentement, je réussi à lever mon bras et déposer lentement ma main dans son dos pour ensuite en agripper faiblement le tissus de son uniforme. C'était le bonheur. Le pur bonheur. D'un murmure, je dis ensuite «Je pouvais t'entendre, tu sais ...»et me tourna la tête pour lui chuchoter à son oreille «Tu m'as sauvée la vie ...» puis mon regard se déposa dans ses yeux par la suite. Je ne voulais que la contempler à tout jamais. De mon autre main, je me mis ensuite à lui caresser le visage tranquillement. Mes gestes étaient encore lents mais il faut dire que j'avais retrouvé de la force, juste à l'avoir dans mes bras.

Comme ma vision revenait peu à peu, je pu remarquer les larges cernes sous ses yeux, ce qui me rendit concerné envers son état. D'un ton inquiet, je lui demandai alors «...As-tu pu dormir un peu, au moins ...?» puis reprit mon souffle avant d'ajouter «...Tu aurais pu monter dans mon lit et dormir à mes côtés ...Tu aurais été plus confortable, je crois ...» puis lui sourit en coin comme un gamin taquin. Au moment où je vains pour lui demander de s'installer avec moi dans le lit, quelqu'un cogna à la porte. Lucy passa sa tête par celle-ci et, remarquant que j'étais réveillé, entra dans la chambre en disant à Rose «Tu as bientôt fini ton quart de travail. Je te conseil de retourner chez toi. Il sera mon patient pour le reste de la journée.» puis se mit à sortir tout son attirail. mon regard se retourna lentement vers Rose tout en lui suppliant de ne pas la laisser me toucher. Cependant, c'était trop tard. Je senti une vive douleur dans mon bras. elle venait de me piquer dans une ecchymose qu'elle devait m'avoir fait alors que Rose était absente. Ma respiration se mit à accélérer et je serra mes dents très fort. Bordel, si elle n'aimait pas son boulot, elle n'avait qu'à partir!!!  



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MessageSujet: Re: Une promesse est une promesse... [Nolan&Rose]   Lun 29 Juil - 7:51


Je le sens qui se tient à moi et c'est comme si je me permettais enfin de respirer.Je me sens soulagée ; légère. Quoi qu'il arrive, il est là, et il n'y a que cela qui compte... Je me fige quand il me dit ces mots à l'oreille. Moi ? Sauver sa vie ? Impossible. Et puis je n'aurais pas supporté qu'il ne revienne pas... J'en serais morte je pense. Je me mords la lèvre inférieure, incapable de formuler clairement mes pensées... Je n'ai pas le droit de lui imposer ce que je pense vraiment. Je m'entends alors lui dire « C'est toi qui est revenu... Je n'ai pas fait grand chose, moi. » C'est vrai, même si j'aurais bien voulu croire que de rester avec lui l'avait aidé.

Je ferme les yeux en sentant sa main caresser mon visage, voulant imprimer cette sensation en moi à tout jamais. Je l'aime... Oui, je l'aime. Merde... Je ne dois pas ; je ne peux pas. C'est en voulant chasser ces idées de mon esprit que je l'entends s'inquiéter pour moi. Alors qu'il se réveille d'un coma... C'est du Nolan tout craché... Ou alors je dois vraiment avoir l'air d'un zombie... Je lui souris, voulant avant tout le tranquiliser. « Ne t'en fais pas pour moi, j'ai même trop dormi ! » J'ai conscience d'être très peu crédible avec mes yeux bouffis, mais je tiens à paraître forte. Un sourire apparaît sur mes lèvres quand je l'entends me dire que j'aurais pu dormir à ses côtés.  J'aurais difficilement pu le faire, surtout avec le deuxième veilleur et ses rondes... « Tu serais étonné d'apprendre comme ces fauteuils d'hôpital sont confortables... Et puis je suis restée avec toi le plus possible. » je suis contente de n'avoir menti que pour le début de ma phrase. Je lui fais un petit clin d'oeil, mais avant de pouvoir ajouter quoi que ce soit, Lucy entre en trombe. Ses manières, je ne sais pas où elle les a apprises, mais nous n'avons clairement pas les mêmes standards. Cette femme est une brute. Je pense que la seule raison de son embauche ici a été le manque de personnel. J'ai déjà envie de l'étrangler quand j'entends sa voix désagréable me "proposer" de rentrer, mais c'est la goutte d'eau de voir qu'elle charcute le pauvre bras de Nolan. Je réagis au quart de tour « C'est gentil de t'inquiéter pour moi, mais je pense que je devrais m'en sortir. Et puis nous savons tous que les prises de sang c'est mon dada. » En gros, dégage... ou je mords. Je tente de limiter les dégâts auprès de Nolan, mais il a déjà un bleu énorme. Ça doit faire mal... Furieuse, je pousse Lucy hors de la chambre. Une fois dehors, je lui explique très clairement que je ne vais pas laisser cela passer. C'est incroyable ce qu'elle peut être idiote et mal lunée ! Je fulmine. Rhonda me voit et arrive comme une sauveuse. « Je refuse que ce soit cette... Que ce soit Lucy qui s'occupe de ce patient. Elle est irresponsable et dangereuse ! » Je  tremble tellement que j'ignore ce qu'elle me dit. Tout ce que je sais, c'est que ce ne sera plus elle qui viendra voir Nolan, ce qui me rassure pas mal. Je retourne le voir, toujours autant en colère contre cette pseudo-infirmière. « Rhonda viendra aujourd'hui, et Enrico demain. Tu devrais être loin de cette imbécile pour un bon moment. »  J'inspire un bon coup histoire de me calmer puis observe son bras d'un regard critique : ne jamais piquer dans un bleu, voilà l'une des premières choses que l'on vous apprend dans les modules pratiques. Chose qu'elle vient de faire... « Je vais essayer de limiter les dégâts. Ça va ? » Je m'inquiète réellement pour lui, tout en posant une compresse froide sur son bras.
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