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 Let's walk <private>

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MessageSujet: Let's walk <private>    Sam 18 Mai - 20:24

Il devait être autour de vingt heures ce soir. Je préparais Pollen pour sa marche nocturne habituelle. Un joli chien, vous pouvez en être assuré. Un gros chien que ça en était étonnant de les voir marcher ensemble. Un gros golden blond avec un petit collier bleu. C'était l'homme de ma vie comme je me plaisais à le dire. Pollen, c'était mon gros chien à moi et qui avait arraché bien des larmes en sachant que je l'emmenais avec moi sur le territoire américain. En attendant, je le faisais marcher, car dans le cas contraire, il se plaît bien à renverser mes bouquets de fleurs durant la nuit. Après on s'étonne que je fasse de l'insomnie... Mon chien je l'aimais. Bref, ce soir, le soleil descendait et tentait de se cacher derrière le cours d'eau. Bien que je ne sois pas une fanatique de sport, il m'arrivait de jogger auprès de Pollen qui n'avait pas véritablement de problème à me suivre. Je caressais la tête de mon chien en soupirant de cette journée chargée. Des réunions, des tonnes de visa. Ce soir, je devais tout laisser de côté et je reviendrais là dessus le lendemain. Vêtue d'un jean capri, une petite blouse rose corail, des ballerines blanches fleuries et mon chapeau en crochet avec une bande de dentelle blanche par dessus... Je marchais lentement et puis Pollen s'excita. « Hey. » lui ordonnais-je. Ça avait semblé le calmer, mais pas pour bien longtemps puisqu'il tirait si fort que je devais le laisser aller. Il devait avoir vu un oiseau ou un chat, je craignais déjà pour la vie du pauvre petit animal sans défense... « Pollen! » hurlais-je. Mais il était déjà trop loin. Je me mettais donc à jogger et je le voyais avec un homme qui s'était accroupi pour le caresser. Je le rejoignais... et dire qu'habituellement je laissais mon chien sans sa laisse! « C'est mon chien. pardonnez-le. C'est un gros beta sans malice … » dis-je doucement en souriant. Je rattachais doucement mon chien parce que le coeur ne me disait pas de courir davantage et je flattais la tête de mon gros toutou qui semblait embarrassé par la situation, mais qui se laissait aller aux caresses de l'inconnu. Je relevais mon regard vers lui. « C'est étrange... Habituellement il ne se laisse pas caresser par quelqu'un d'autre que la famille. Vous devez avoir un don. » dis-je à l'étranger en souriant toujours. Il semblait fatigué... Cerné, même. Pauvre enfant.. Son regard me racontait quelque chose de triste et sans même savoir ce dont il s'agissait, je me mettais à m'inquiéter malgré moi. Après tout, ce n'était pas mes affaires.
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MessageSujet: Re: Let's walk <private>    Mar 21 Mai - 17:34

Debout devant mon miroir de salle de bain, tête baissé, je réfléchissais à ces dernières semaines ...Tout m'avait semblé passer si lentement. Je sentais que ma vie n'était plus que malheurs et douleurs, depuis la mort de ma femme et mes deux enfants. À chaque nuits, j'en faisais des cauchemars. Je me réveillais en sueur, les larmes aux yeux en criant de toute mes forces, jusqu'à ne plus avoir d'air dans mes poumons. D'ailleurs, avec tout ça, j'en avais acquis la phobie du sommeil. Je craignais le moment où mon corps me lâcherait pour tomber endormi ...Je le craignais plus que tout au monde, même si je savais cela inévitable, malheureusement. Ce soir, je m'étais donc dit qu'une marche ne me ferait peut-être pas de tord. J'avalai donc rapidement mes anti-dépresseurs avant de me pencher et m'asperger de l'eau au visage pour me réveiller. En me relevant, je pris quelques secondes afin de regarder les pauvres traits de mon visage, affaiblit par mes nombreux tourments, et me dirigea ensuite vers la sortie où je pris mon manteau, enfila mes soulier et enrouler un foulard mollement autour de mon cou.

Il était autour de 20heures du soir et le soleil commençait doucement à se coucher. Dehors, la ville semblait paisible. Je croisa sur mon passage, quelques connaissances sans toutefois daigner les saluer. J'avais une raison pour ce comportement. Je ne voulais vraiment pas entamer une conversation avec quiconque. J'étais dans ma bulle, et je n'avais l'intention d'y faire entrer personne. Seulement, alors que j'étais dans mes songes, les mains dans mes poches, je vis un gros chien courir vers moi à toute vitesse. Instantanément, je m'arrêta rapidement mais en le voyant se coller contre moi, je me rendis bien compte qu'il ne me voulait pas de mal. Pinçant mes lèvres en ne sachant trop d'où il provenait, je me pencha à sa hauteur et me mit à le flatter tout doucement. Il semblait être jeune car son comportement était celui d'un chiot ou d'un chien adolescent.

J'étais entrer de l'admirer -j'avais toujours adoré les chiens- quand une jeune blondinette apparu en disant que le chien lui appartenait. Elle l'avait donc nommée Pollen! Ce prénom lui allait plutôt bien, disons. Elle l'avait bien trouvée! J'eus ensuite un mince et très faible sourire en disant «Ce n'est pas grave ...Il m'a l'air gentil ...» Si son chien avait tenté de me mordre, cela aurait été une toute autre histoire! mais là ...C'était un amour sur quatre pattes. Lorsqu'elle me dit remarquer que Pollen ne se laissait habituellement pas caresser par n'importe qui, je haussa une épaule en ajoutant «J'ai toujours eu ce don, apparemment ...Les chiens m'aiment bien, et vice versa ...» puis je continua un peu à le caresser avant de me relever et la regarder droit dans les yeux. Bon, moi qui n'avait envie de parler avec personne ...C'était raté! Cependant, c'était étrange mais j'avais eu envie de me présenter à elle. Après tout, on m'avait apprit à être poli, dans la vie! Je lui tendis donc ma main en disant «Je m'appelle William ...Enchanté ...» J'avais bien sourie, mais trop faiblement et tristement pour que cela fasse bonne figure. Mal à l'aise, je me mis ensuite à regarder autour de moi tout en frottant ma nuque et dit «Vous sortez souvent tard le soir, comme ça?» Il n'était pas vraiment tard. Seulement, pour moi ce l'était. Pour une femme, du moins. Depuis cette prise d'otage, j'étais devenu encore plus protecteur envers elle. Lorsque je voyais une femme marcher tard le soir, je craignais toujours pour sa vie. Ridicule peut-être, mais cela était dû à mon traumatisme. C'était évident.
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MessageSujet: Re: Let's walk <private>    Mar 21 Mai - 22:28

J'étais arrivée en Amérique au courant des derniers mois et j'avais parfois le mal du pays, il suffisait de parler à mon frère et à ma soeur et tout allait mieux. Même si j'étais loin, je m'inquiétais pour eux bien plus souvent qu'ils ne pouvaient se l'imaginer. Même s'ils étaient vieux maintenant et parfaitement aptes à prendre soin d'eux-même. De plus, ils avaient mon numéro à l'international et ils pouvaient appeler à n'importe quelle heure. Mon jeune frère en abusait parfois avec des appels à trois heure du mat' mais je le pardonnais, c'était ça l'amour fraternel. En attendant, j'étais partie avec une autre partie de ma famille; le gros toutou. L'étranger ajoutait qu'il avait l'air très gentil « Oh oui, absolument! C'est une perle même s'il bouge beaucoup... Et il faut dire qu'il fait un très bon oreiller! » je riais doucement, un petit rire contagieux. Par la suite, il poursuivait avec l'histoire du don et je ne pouvais m'empêcher de sourire. « Je confirme qu'il vous apprécie bien. Vous en avez un? » demandais-je, curieuse. Par la suite, il soutenait mon regard et se présentait à moi. Il n'avait pas beaucoup d'entrain, mais je lui serrais tout de même la main. « Moi c'est April, enchantée également. C'est mon chien qui a grugé votre énergie? » demandais-je directement. Ça pouvait m'attirer bien des ennuis d'être aussi franche, mais il pouvait s'éloigner, il ne connaissait que mon prénom. Il semblait mal à l'aise et il me questionnait sur ma fréquence à sortir, je fronçais les sourcils. Définitivement vingt heure ce n'était pas très tard. Il me rappelait un triste souvenir...

Mon anniversaire de dix-huit ans, je sortais en boîte et j'avais bu. Un peu, mais pas assez pour être ivre. On m'a agressée alors que je sortais du bar pour rentrer chez moi. Mes agresseurs s'en sont donnés à coeur joie sur moi... Dans un entrepôt sombre. Ils m'avaient détruite, ils avaient détruit quelque chose de beau en moi. Ils avaient détruit ma confiance et ils m'avaient souillée. Souillée avec des paroles, des actes et de l'irréparable. Un triste sourire apparaissait sur mon visage que je chassais immédiatement. « C'est pas si tard et avec Pollen j'ai pas très peur. Mais oui, chaque soir lorsque le soleil se couche je vais le promener, sinon il dort pas l'enfant terrible. » Le chien baissait la tête comme s'il était piteux de ce que je venais de lui dire. Je me baissais à sa hauteur pour le flatter et l'embrasser et il me rendait bien la pareille. Je me relevais en regardant William et en lui offrant une proposition qu'il ne pouvait pas refuser... La Parraine, ouais à 100%! « Si vous sentez que je suis une demoiselle en détresse, vous pouvez toujours m'accompagner dans ma promenade. Je suis persuadée que Pollen ne s'y opposera pas. » lui proposais-je avec un grand sourire.
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MessageSujet: Re: Let's walk <private>    Jeu 30 Mai - 21:10

Cette rencontre soudaine avait réussi à me déstabiliser quelque peu. C'était étrange, mais la situation ne me rendait pas aussi inconfortable que je l'aurais été normalement. Elle souriait ...et son sourire était assez particulier. Contagieux, je dirais. Pourtant, j'avais peine à sourire malgré tout. Son chien par contre, était tout à fait adorable. Il semblait même adorer les douces caresses que je lui procurait en frottant lentement son poil pour l'apaiser. Même son toutou semblait sourire ...C'était réellement étrange.

Quand elle complimenta son chien suite à mes paroles, je ne pus m'empêcher d’acquiescer en hochant de la tête et en disant «Les chiens comme lui doivent bouger beaucoup ...C'est important pour leur développement ...et je ne doute pas qu'il fasse un bon oreiller ...Il a l'air assez docile pour cela ...» et je lui donna une dernière petite caresse sur la tête avant de me relever tout en disant «Non ...Aucun, malheureusement ...mais peut-être un jour, qui sait!» puis osa un mince et très faible sourire avant de me présenter convenablement et poliment.

Sa question suivante me prit au dépourvu, par contre. Je n'étais pas habitué à me faire parler ainsi. En fait, je n'étais plus du tout habitué avec le contact humain, point. Il est vrai que je ne semblait pas du tout énergique ...Même qu'un zombie aurait eu plus d'enthousiasme que moi. Seulement, je n'avais pas le coeur à me mettre un masque au visage, comme je l'aurais fait avant la tragédie. Je hocha donc un non
de la tête en disant «C'est la fatigue ...Veuillez-me pardonner ...» puis je me frotta doucement les yeux afin de chasser le sommeil de mes paupières, même si je savais pertinemment que cela ne changerait rien à la situation. J'étais épuisé par mon manque de sommeil, certes ...mais aussi par ma grande dépression et mes nombreuses idées suicidaires qui me rongeaient tant, de l'intérieur.

Je vis, par son triste sourire, que je n'aurais peut-être pas dû lui demander si elle sortait souvent tard le soir. J'eus l'impression que je lui avais fait ressortir quelques mauvais souvenir, et j'en vains même à froncer légèrement les sourcils d’inquiétude et ce, même si sa réponse ne fut pas aussi malheureuse que je le pensais. En fait, elle semblait bien cacher son jeu, mais je pouvais tout de même aisément lire en elle, et ça ...c'était aussi très curieux, disons. Elle se pencha ensuite pour donner un baiser à son chien et le caresser, puis j'en profita pour la regarder un peu ...L'observer. Je ne savais pas ce qu'elle avait, mais elle commençait sérieusement à attiser ma curiosité. Ce n'est donc pas sans grande surprise que lorsqu'elle me demanda de l'accompagner dans sa promenade, je dis instantanément «Bien sur ...Le soleil ne tardera pas à se coucher et ...Bien que Pollen soit un bon chien de garde, je me sentirais mal de vous laisser partir ainsi ...» puis j'osa un second faible sourire tout en commençant à marcher tranquillement.

Je me sentis alors devenir très nerveux. La présence féminine me manquait certes, mais étais-je réellement prêt à vaquer ainsi avec une femme? Mes paumes commencèrent à devenir humides et mon coeur se mit à battre rapidement. Je ne savais que dire, ni quoi faire ...C'était à peine si j'en avais oublié comment marcher. D'ailleurs, parlant de la marche, ma jambe ne m'aidait en aucun cas à me sentir à l'aise, disons. Je claudiquais maladroitement tout en essayant de marcher normalement afin que cela ne suscite aucun questionnement de sa part. Une des trois balles que j'avais reçu dans le corps, lors de cette prise d'otage dans ma demeure, s'était logée dans ma jambes. Depuis ce temps, je marchais ainsi, en claudiquant. Parfois même, il m'était indispensable de me maintenir à l'aide d'une canne. Cela dépendait des journées et de l'humidité de la température extérieur. J'avais eu de la chance qu'aujourd'hui, mon besoin d'en avoir une n'ait pas été indispensable! Je me serais senti d'autant plus mal à l'aise en sa présence, disons ...

Après m'être raclé la gorge, je dis donc la première chose qui me vint à l'esprit «...Vous avez l'accent irlandais ...J'assume donc que vous êtes nouvelle dans le coin, je me trompe?» puis retourna mon regard vers elle, curieux d'en connaître la réponse. Même son visage ne semblait en aucun cas familier. Je l'aurais remarqué beaucoup plus tôt, si cela avait été le cas ...
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MessageSujet: Re: Let's walk <private>    Ven 31 Mai - 7:09

J'avais l'impression de perturber la routine de William sans même la connaître véritablement. Il ne semblait toutefois pas réticent à ce changement. Il souriait maigrement et ça m'amenait à divers questionnements... Lorsqu'on a une conversation comme celle-ci, un sourire maigre signifie qu'on est pas véritablement intéressé envers cette conversation, qu'on est véritablement triste ou encore que ce n'est pas si drôle que ça... Ayant une personnalité pétillante, je m'étonnais un brin qu'il ne soit pas plus impressionné par mon chien ou par mes blagues, mes questions, mes mouvements de cheveux. Il continuait de caresser Pollen alors que je souriais. Il continuait en parlant de son développement, je hochais la tête. « Alors là, je peux vous confirmer qu'il bouge pour deux! » lui répliquais-je en riant et il ajoutait que ça devait faire un bon oreiller. J'ajoutais en haussant les épaules: « À défaut d'avoir un homme dans ma vie, j'ai mon chien. Toujours heureux de me voir, il ne se plaint pas de ma cuisine, protecteur, mais pas jaloux pour deux sous. Sans oublier que c'est toujours l'amour fou! » lui dis-je en ricanant de nouveau suite à ma déclaration amoureuse envers mon chien. « Je vous le souhaite, ça apporte son lot de bonheur, croyez-moi. » Je caressais la tête de mon chien, le premier ami que j'avais en arrivant en Amérique.

Suite à ma réplique tranchante sur son énergie, il m'expliquait que c'était de la fatigue. Je fronçais les sourcils, l'air dubitatif. Je ne comptais pas approfondir le sujet. Des plaies toujours ouvertes, des cicatrices indélébiles... J'en avais moi-même de mon côté que je ne souhaitais pas particulièrement réanimer. Suite à ma question, il avait accepté de me raccompagner. Soudainement, je réalisais que je demandais à un inconnu, peut-être un violeur de femme, un alcoolique, un batteur de femmes, un schizophrène de me ramener chez moi. Peut-être faisait-il du trafic humain? Misère. J'avalais difficilement en repensant à tout ça, c'était suffisamment difficile à vivre des années après l'événement, je ne voulais pas que ça se reproduise. Je marchais côte-à-côtes en tenant la laisse de mon chien qui avançait à mes côtés. Après tout, Pollen me protégerait d'un trafic humain, right?

Je sentais un malaise, un lourd silence c'était imposé malgré moi. J'étais très observatrice de nature et je voyais qu'il avait de la difficulté à marcher. C'était plus fort que moi: « Avez-vous besoin d'aide? » lui demandais-je en ralentissant le pas et en tirant un peu sur la corde de mon chien. Ma bonté prenait le dessus, une fois de plus. Et je me confiais ouvertement à lui sans trop savoir pourquoi je lui disais ça. « Quelques mois avant que ma mère décède, nous devions l'aider à marcher, elle ne devait pas trop faire d'efforts physiques sans quoi elle risquait sa vie. Et elle était très têtue... C'est pourquoi je préfère poser la question. » lui dis-je en baissant le regard vers mes pieds, presque timide. Il brisait de nouveau le silence avec un sujet qui m'allumait. Je hochais la tête avec un grand sourire. « C'est exact. Je suis la nouvelle ambassadrice de l'Irlande. Je suis déménagée toute seule et avec ma carrière très prenante, c'est difficile de m'intégrer. » dis-je en hochant la tête comme pour confirmer mes dires. Je le regardais avec mes iris bleutés et un grand sourire: « Vous, vous venez d'ici? Vous faites quoi dans la vie ? » Une irlandaise bien plus que curieuse...
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MessageSujet: Re: Let's walk <private>    Lun 3 Juin - 23:38

Ce qui m'étonna le plus au sujet d'April, fut d'apprendre qu'elle n'avait aucun homme pour partager sa vie. Cela me déstabilisa un brin, considérant le fait qu'elle était tout de même très mignonne, de bonne compagnie et sympathique. Je me demandais intérieurement pourquoi, d'ailleurs... et depuis combien de temps. Avait-elle une raison particulière, aussi? Tant de questions dans ma tête, sans la possibilité d'avoir une réponse tout en ayant l'air de ne pas être trop intrigué par la situation.

Pinçant mes lèvres, je ne pus tout de même m'empêcher de dire un faible «C'est surprenant d'entendre que vous êtes seule à ce soir ...» et risqua un petit sourire timide avant j’enchainai immédiatement en disant «Je me le souhaite aussi ...C'est long à la maison, sans aucune autre vie que la mienne ...» façon subtil de lui ouvrir une porte? Peut-être ...mais pourquoi? Je n'avais aucunement l'intention d'avoir une autre femme dans ma vie. Plus jamais. La plaie dans mon coeur était entre bien trop béante pour pouvoir penser à cela ...mais aussi, qui voudrait de moi maintenant, honnêtement? J'avais l'air d'un véritable déchet ambulant ...et je faisais peur. Même aux enfants que je croisais sur mon passage, parfois.

Nous avions commencer à marcher ensemble quand elle s’aperçut vite fait de ma démarche. Rougissant, je baissa alors la tête, suite à sa réplique et dit «Non, ça va ...merci. Ce n'est qu'une vieille blessure, tout simplement. J'y suis habitué maintenant, mais merci ...» puis retourna mon regard franc vers elle, en lui disant d'une voix sincère «et je suis désolé pour votre mère ...» Je connaissais cette douleur. Cette peine poignante qui vous agrippe le coeur à la perte d'un être très cher. Je la connaissais car je la vivais 24hrs/24 ...jours après jours, depuis l'évènement ...

Finalement, je retrouva son sourire lorsqu'elle me parla de son boulot. J'étais donc en compagnie d'une véritable ambassadrice? Elle faisait presque partie de la royauté, ainsi! J'en fus évidemment, particulièrement intimidé. Je m'arrêta donc, la regarda et lui fit une petite révérence de gentleman, ne sachant que faire d'autre en ces cas là. Je dis ensuite «Veuillez me pardonner ...Si j'avais su avant ...» tout en rougissant affreusement des pommettes. Raclant ma gorge, je répondis à sa question en disant timidement «Je suis psychologue ...Rien de bien spécial...» et continua à marcher, les mains maintenant dans mon dos, le regard cloué vers le sol.

Qu'avais-je à dire à une ambassadrice? et ...Pourquoi avait-elle voulue que je la raccompagne jusqu'à chez elle? Moi, un simple civil américain? J'étais réellement déstabilisé ...et pour ce faire, je dis «...Vous êtes libre de ne pas vouloir continuer la marche, ni la conversation ...N'hésitez surtout pas. Je comprendrais ...» maintenant, je me sentais mal à l'aise en sa compagnie. Que pouvais-je lui apporter de bien? Rien. Absolument rien. Je n'étais qu'un simple civil sans aucun vrai talent ...ni rien.
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MessageSujet: Re: Let's walk <private>    Jeu 6 Juin - 4:19

Il ajoutait que c'était surprenant d'entendre que j'étais seule. Je souriais malgré moi, c'était davantage par choix, enfin je crois. J'accordais très peu ma confiance aux hommes depuis l'incident passé. Je haussais les épaules à sa remarque, je n'ajoutais rien. Que devais-je ajouter? Ça fait même pas cinq minutes qu'on discute et je lui explique que j'ai été violée et c'est ce qui explique le pourquoi je ne fais plus confiance aux hommes? Mais voyons! Et lui dire que je suis comme Cendrillon n'est probablement pas l'idéal. « Il y a des raisons à tout, vous savez. Je crois que rien n'arrive pour rien. » dis-je simplement. Comme si je sous-entendais qu'il y avait une raison à mon célibat. De toute façon, je le vivais bien. Enfin... C'est relatif. « Je comprends, je voulais éviter d'être seule alors j'ai ramené mon chien. » je souriais un peu. Suite à cela nous continuons notre marche. Je le regardais et il m,expliquait que c'était une vieille blessure. Je hochais la tête, compréhensive. Il s'excusait pour ma mère, je souriais. « C'est gentil, merci. Ça fait déjà 7 ans, la douleur est moins présente qu'au départ, mais je crois qu'on oublie pas un être aussi important, on apprend à vivre avec son absence. » April Mulligan, philosophe. C'était vrai, lors des premières années c'était difficile, on se demande comment vivre sans elle, on se questionne sur l'avenir. Que faire? Déjà lorsqu'elle est tombée malade, nous devions nous débrouiller mon frère, ma soeur et moi. J'ai rempli mon devoir de soeur aînée en les éduquant comme mes enfants. Je vivais mes études au travers de tout cela et mon père était d'un soutien financier principalement, mais je crois qu'il était lui-même trop absorbé par le décès de sa femme. Il n'a pas rencontré d'autres maintenant que j'y pense...

Il s'arrêtait soudainement de marcher et je le regardais intriguée, prête à m'approcher de lui pour m'assurer qu'il aille bien. Il me faisait une révérence et je me suis mise à rire en voyant qu'il était mal à l'aise. Il s'excusait alors que je fronçais les sourcils. « Oh mon Dieu! Plus jamais! Je ne suis pas extraordinaire, je mets mes jeans une jambe à la fois, j'ai un chien dont je ramasse les besoins. Je suis très simple. Je peux comprendre dans le cadre de mon emploi les formules protocolaires, mais en dehors elles sont pratiquement proscrites! » Il continuait en disant qu'il était psychologue. « Ça doit vraiment être intéressant, rencontrer des gens et les aider. Ça doit être gratifiant, savoir comment les aider, s'aider soi-même et être suffisamment stable pour le faire. Je suis honorée de faire votre connaissance » lui dis-je avec un grand sourire. Il ajoutait que j'étais libre d'arrêter le tout. Je fronçais de nouveau les sourcils avec un léger sourire en coin. « Mais non, au contraire! Je suis habituée de le faire toute seule, donc je suis très heureuse d'avoir de la compagnie. » J'étais surprise qu'on m'ait comparé à une espèce de reine, j'étais flattée, mais intriguée. J'étais le genre de fille qui se brosse les dents dans la salle de bain et qui déborde partout, j'avais un intérêt flagrant pour la mode, j'étais polie, simple, mais gentille. « Vous avez des frères et soeurs? » lui demandais-je sachant qu'un peu plus tôt il avait mentionné qu'il n'y avait personne avec lui sous son toit. Alors je me rendais compte de mon égoïsme: « Oh, j'espère que vous n'habitez pas trop loin d'ici... Je ne veux pas rallonger votre route si vous avez mieux à faire. » Je le regardais les yeux ronds en constatant mon erreur.
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MessageSujet: Re: Let's walk <private>    Ven 7 Juin - 18:21

Lorsqu'elle m'avoua qu'il y avait une raison dans la vie, et que selon elle, rien n'arrive pour rien, je baissa la tête. Elle venait de subtilement m'exprimer ses sentiments et je les compris aisément. La raison devait être quelque chose de grave, et non par choix depuis toujours. Je me mordilla alors la lèvre et la regarda en coin, discrètement afin de tenter de la percer à jour. Ses traits étaient quelques peu tirés mais sans plus, et donnait tout de même l'impression d'être assez détendue ...Ce que je doutais réellement. Peut-être avait-elle été agressée, plus jeune? Cette idée me donna un pincement au coeur et je dû même détourner mon regard afin de ne pas lui démontrer mon ressentiment envers l'idée que je m'étais fabriqué face à son célibat.

Bien sur, elle voulait éviter d'être seule ...et c'était compréhensible. Je hocha donc tout simplement de la tête en disant «C'est normal ...et vous avez bien fait. Pollen a l'air heureux, en plus ...» puis je lui fis un très faible sourire avant de caresser légèrement la tête du toutou, comme pour lui démontrer qu'il était un chien. Au moins, elle avait de la compagnie. Ce n' était pas comme si elle était vraiment seule non plus. J'étais persuadé que Pollen pouvait comprendre tout de elle, et venir se coller au besoin, sans trop ronchonner.

Cependant, quand elle me parla du deuil de sa mère, je ne pu m'empêcher de froncer un peu les sourcils en baissant la tête. J'entendais ses propos, mais je ne pouvais pas encore les comprendre. Ma perte était encore beaucoup trop récente et j'en faisais même encore des cauchemars à chaque nuits, sans exception. Selon moi, jamais je ne pourrais apprendre à vivre sans leurs présences. Après tout, en une nuit j'avais perdu deux être chers. Ma petite fille et ma soeur ...mais une troisième en devenir, aussi. J'avais perdu aussi ma joie de vivre qui dans le passé, avait été plus que contagieuse. J'avais perdu l'essence même de ma vie, ce pourquoi je ne pouvais pas réellement comprendre ses propos, encore. Maintenant mal à l'aise, je me mis à frotter mon bras tout doucement en disant «...Je ...Oui ...7 ans c'est si peu, quand même ...» J'étais conscient que mes paroles n'étaient pas les plus encourageantes au monde, mais mon pessimiste refaisait surface maintenant, depuis qu'elle avait parlé de la mort. Des images commencèrent même à passer en flash, devant mes yeux, choses que je fis en sorte de ne pas démontrer. Je ne voulais pas non plus qu'elle pense que je suis fou ...Même si je l'étais devenu un peu, depuis ...

Quand elle m'annonça qui elle était réellement par contre, je m'arrêta immédiatement et lui fit une révérence, tout en m'excusant maladroitement. Cependant, elle s’esclaffa et m'expliqua qu'elle était tout d'abord une femme simple, en dehors de ses fonctions. Rougissant, je dis alors «Oh ...D'accord. Je voulais seulement bien faire ...» et me risqua à sourire timidement tout en disant ce que j'étais à mon tour, un psychologue. Seulement, ce qu'elle dit par la suite me troubla un peu. Suffisamment stable... Je ne l'étais pas du tout. Je l'avais déjà été, mais c'est bien la raison pourquoi j'étais en sabbatique, maintenant. J'avais du mal à m'occuper de moi-même ...Alors m'occuper de la vie des autres étaient tout à fait hors de question! J'eus donc un faible sourire et dit simplement «Oui ...bien c'est ...très intéressant ...mais aussi compliqué, parfois. Il faut savoir aussi que bien que nous sachions tout au niveau psychologie et comportement humain ...Il est très difficile de pouvoir s'auto-analyser. Plusieurs psychologue doivent en voir un autre, pour régler leurs problèmes ...» je me racla ensuite la gorge avant de poursuivre «Ce sont les émotions et les sentiments qui entrent en jeu et qui nous font être incapable d'être notre propre psychologue ...» j'en étais la preuve vivante, disons. J'étais devenu dépressif et suicidaire depuis la mort de ma famille ...et je voyais un psychiatre régulièrement, aussi.

Elle m'avait un peu rassuré sur le fait qu'elle était heureuse d'avoir de la compagnie, et je répondis à sa question en disant «Nous sommes huit, dans ma famille ...» et j'eus un faible sourire avant de poursuivre «mais nous sommes tous éloignés. Seul ma soeur Sophia pense déménager dans le coin, sous peu ...» Cela me faisait étrange, avec du recul. Je me sentais si seul parfois, mais j'en oubliais presque que je ne l'étais pas réellement. Sophia et moi avions toujours été très proche ensemble, sans compter que mes autres frères et soeurs me manquaient aussi ...Je les avais revus seulement au funérailles ...C'était dommage. Cependant, je ne voulais pas lui démontrer mes sentiment à cet égard, alors je la questionna à mon tour en demandant simplement «et vous ...?» J'étais étonnamment curieux de savoir si non seulement elle était fille unique, mais si jamais elle avait des soeurs ou frères, ce qu'ils faisaient dans la vie. Étaient-ils aussi importants qu'elle, au niveau social?

Elle eu ensuite un moment de recul et de doute qui me fit légèrement sursauter. Hochant non de la tête, je lui dis alors «Je ...Non, non ...Ce n'est pas un problème, ne vous en faites pas!» puis je mis mes mains dans mes poches, timidement en disant «et non, je n'ai rien de mieux à faire ...Puis pour tout dire, j'avais besoin d'être en compagnie de quelqu'un ...» mon regard se figea au sol tout en marchant, et mes mains devinrent moites à nouveau. C'était bien quand elle parlait ou me posait des questions, mais quand le silence retombait, je me sentais mal d'avoir du mal à relever la conversation! Mordillant alors ma lèvre, je passa nerveusement une main à ma nuque tout en me risquant à dire «Vous euh ...Allez-vous rester longtemps ici ou ...Ou retournerez en Irlande bientôt?» Cette question était mieux que rien du tout, disons. Seulement, j'avais tout de même envie de connaître la réponse ...Comme ça, si elle restait un peu, nous allions peut-être pouvoir continuer à nous voir, si elle le désirait bien ...

Tout en marchant, je commença soudainement à sentir un élancement dans ma jambe fusillé et dû même m'arrêter afin de la reposer un peu. Sans m'en rendre compte, j'avais fait une face de douleur en baissant ma tête pour frotter ma cuisse, lentement. C'était normal, dans un sens de ressentir cela, maintenant ...et pour rassurer April sur ce fait, je dis entre mes dents «Ça va, je vais bien ...» et lui fit même un petit sourire réconfortant, tout en la regardant pour la première fois, longuement dans les yeux. Habituellement, j'évitais de regarder trop longtemps les gens ainsi. J'avais peur qu'ils puisse percer à jour mon âme, si je gardais le contact suffisamment longtemps avec leurs regards, ainsi. Heureusement pour moi, nous étions presque arrivés à sa maison! On pouvait même la voir, au bout de la rue.
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MessageSujet: Re: Let's walk <private>    Sam 8 Juin - 4:31

« Je crois qu'on peut se replier sur soi-même et pleurer, voir tout négativement. Mais je crois qu'on peut s'en sortir avec des amis, des ressources comme vous, les psychologues, avec une pensée positive, croire que tout va s'arranger tôt ou tard. C'est un choix à faire et personnellement j'ai déjà fait le mien. J'ai pas envie de vivre une vie triste à cause d'événements que d'autres m'ont imposés. Pas question que je m'arrête maintenant de voir la vie positivement. » Je lui rendais un sourire gentiment. Moi j'étais plutôt décidée dans la vie, je voyais positif et je croyais que c'était avec ce mode de vie qu'on pouvait avancer. J'ai toujours eu à prendre soin de ma famille comme si j'étais mère, puis je me suis fais violée et quelques années plus tard, j'ai perdu ma mère, si je devais me concentrer sur du négatif, j'en aurais pour jusqu'à la fin de mes jours. « Si je voulais pleurer, croyez-moi j'aurais toutes les raisons du monde pour le faire. » puis je haussais les épaules en continuant mon monologue. « Pleurer, ça fait du bien un moment, mais ça n'arrange rien et la vie continue. Enfin, c'est mon point de vue. »

« Oh oui, il est heureux, aimé et obèse! » lui dis-je en riant. « Vous voulez le promener? » demandais-je en lui tendant la laisse de mon chien qui s'était arrêté pour l'occasion, comme s'il avait compris. « J'ai pas envie de me morfondre en même temps, ma mère aurait voulu que je réalise mes rêves, que je pense à moi et que j'avance dans la vie. Elle aurait voulu mon bonheur à tout prix, William. C'est en pensant à ça que j'arrive à avancer, que j'arrive à rêver. Je crois pas qu'elle souhaitait que son départ soit un fardeau pour nous. 7 ans, c'est peu, certes, mais on apprend à vivre avec l'absence d'un proche. » dis-je en hochant la tête comme pour davantage me convaincre de mes propos qui étaient déjà crédibles à mes yeux, il s'agissait d'un mode de vie.

« Oh je m'en doute bien! Ne vous en faites surtout pas! » dis-je en souriant toujours. Plus je passais du temps avec William, plus je constatais qu'il avait une blessure grave. Un jour, Rose m'avait déjà dis que j'étais déjà bien pire qu'une brigade anti-dopage et j'avais ris puis je réalisais que c'était vrai. Que j'analysais précieusement chaque information. Il parlait par la suite avec un faible sourire ce qui me rassurait un peu de le voir ainsi. Je hochais la tête suite aux informations qu'il m'avait donné. « C'est entièrement normal, j'ai envie de dire. Comme les avocats qui ne peuvent pas être leur propre avocat en cas de divorce pour les mêmes raisons. » Il continuait en répondant à mes questions. Ils étaient huit et je tentais de dissimuler mon étonnement, c'était beaucoup. « Vous pourrez me la présenter? Je serais heureuse de la connaître! » dis-je en souriant, une autre connaissance de plus à mon tableau. Il retournait ma question. « J'ai un frère et une soeur plus jeune que moi qui sont toujours en Irlande. » Je souriais en pensant à mon frère qui m'avait poussé vers mon rêve d'être ambassadrice. J'aurais tellement voulu les ramener avec moi, mais ce n'était pas tout le monde qui voulaient quitter l'Irlande. Moi je l'ai fais pour mon métier, sans ça je ne l'aurais jamais fait et je ne voulais pas contraindre mon frère et ma soeur à mes choix de vie.

Je souriais suite à ses réponses. « C'est parfait alors, si vous voulez je promène mon chien tous les soirs donc si vous voulez être mon partenaire de marche, j'en serais enchantée. Le vendredi j'arrête au parc pour faire courir mon chien avec un frisbee, c'est ma seule condition. » Je souriais doucement puis il enchaînait avec une autre question. « J'ai accepté un poste d'ambassadrice ici, aux États-Unis. Un poste qui était, ma foi, convoité. Je l'ai eu avec beaucoup de chances, donc je ne pense pas repartir de si tôt. Ceci dit, je n'exclue pas les voyages d'affaires et les visites à ma famille. Et vous? Vous êtes né ici ou vous êtes arrivé plus tard? » J'avais anticipé sa question comme il avait anticipé ma réponse, je crois bien puis il s'était arrêté soudainement. Je le regardais, craintive en ayant des souvenirs de ma mère. Son regard, son sourire, ses mots... ces souvenirs. Je tremblais et je tentais moi-même de sourire pour l'apaiser. On dirait qu'il le disait davantage par orgueil, tout comme ma mère l'avait fait durant les dernières années de sa vie. « J'habite près d'ici si vous voulez... J'ai un sofa et vous pourrez étendre votre jambe et si jamais vous n'êtes pas capable de bouger, je vous laisserai y dormir. » lui dis-je avec un regard marqué d'inquiétude. « Je peux vous aider à vous y rendre et Pollen peut également se rendre utile, si vous voulez. » Le nombre de fois où mon chien avait trainé mon frère et ma soeur à leur lit en leur mordillant les orteils. On pouvait pas blâmer mon gros toutou d'amour... J'ignorais un peu comment j'allais me débrouiller, mais bon. « Pollen a été recalé pour être un chien Mira... Il est un peu dissipé, mais il aide toujours beaucoup dans ces situations là. »
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MessageSujet: Re: Let's walk <private>    Dim 23 Juin - 2:52


Cette femme semblait être d'une telle simplicité ...que s'en était fascinant et même très rafraîchissant. Les paroles dont elle venait d'user étaient censées et intelligentes. J'en fus même un peu impressionné mais ne fit que sourire faiblement en l'écoutant parler. Bien sur, avec un certain supports et des amis c'est plus évident de s'en sortir ...mais dans mon cas, c'était autre chose. J'étais moi-même psychologue ...Alors m'auto analyser n'était pas chose fascine.

Trouvant cependant qu'elle était mignonne à vouloir voir le positif, je dis simplement «Vous avez raison ...» mais contrairement à elle, je n'étais pas rendu à cette étape ci de ma vie. J'avais besoin d'aide, certes ...mais le support que j'avais en ce moment n'était hélas pas suffisant pour me maintenir la tête hors de l'eau. En effet, je sentais que je me noyais dans la dépression et ce plus profondément de jour en jours ...D'heure en heures. Elle m'avoua ensuite qu'elle aurait toutes les raisons de pleurer si elle le voulait ...et cela suffit pour m'inquiéter et me sonner une cloche. Cette femme avait besoin de mon aide. Instantanément, mes sourcils se froncèrent en me donnant un air sérieux en disant «Si vous voulez pleurer, vous ne devriez jamais vous en empêcher, au contraire. Bien sur, la vie continue et vous avez très certainement raison sur le fait que ça n'arrange rien ...mais c'est toujours important de ne jamais cacher nos émotions en refusant de les faire sortir.» Je hocha ensuite de a tête, décidé à lui faire réaliser mon point et ajouta «Vous allez finir par vous rendre malade et la vie encore plus misérable, si vous continuez à refuser de pleurer, sous prétexte de vouloir voir la vie d'un côté plus positif. Vous pouvez très bien faire les deux... et si vous le faisiez, après avoir pleurer vous comprendriez beaucoup plus de choses. Peut-être même que vous verriez la vie d'un côté encore plus positif, qui sait ...» C'était bien là une réaction purement professionnelle. Faites ce que je dis, non ce que je fais. Pour moi, ces paroles n'aideraient en rien. Ce sont des paroles faciles à assimiler et à faire ...mais pour un psychologue qui connait tout les rouages de la psychologie humaine, c'est autre chose.

Ne sachant pas comment, mais je me retrouva avec la laisse du chien en main, marchant avec lui lentement, tout en écoutant à nouveau la jolie blonde. Elle était très touchante ...mais je n'arrivais pas à coller avec ses propos ou du moins, pas encore. À cet instant, je ne croyais tout simplement pas jamais pouvoir m'en remettre. La perte de ma famille avait créer un trop grand vide en moi, et chaque secondes, chaque minutes, heures et jours devenaient de plus en plus lourds sans eux.

J'étais heureux qu'elle fasse la comparaison entre les avocats et les psychologues. Cela voulait dire qu'elle comprenait bien l’ambiguïté que nous avions à nous occuper de nous même, professionnellement parlant. De plus, le fait de savoir cela lui donnait un point en plus, niveau intelligence. Je commençais à réellement apprécier sa présence ...

Vint ensuite le moment de parler de nos familles. Bien sur, je remarqua rapidement son petit air surpris, même si elle avait tenté de le cacher lorsque je lui annonça que nous étions huit dans chez les Baker. Cela me fit légèrement sourire en coin et je lui répondis «Bien sur ...elle serait ravie aussi. Je suis certain que vous auriez beaucoup de points en commun ...» En fait, je serais le premier heureux si ma soeur pouvait l'avoir comme amie. Ainsi, je saurais qu'elle aurait un bon contact ...et ne se mettrait pas les pieds dans les plats en fréquentant d'autre gens peu fréquentables. Au moins, April semble une personne bien. Terre à terre et logique. D'un sourire intrigué, je lui dis ensuite «Croyez-vous qu'ils viendront vous rejoindre en Amérique, un jour?» J'étais à mon tour très curieux de les connaître. Je me prit à me questionner au sujet de leurs métiers. Étaient-ils dans le même domaine? Que faisaient-ils de leurs vies? Je décida néanmoins que ces questions allaient être pour un autre jour ...

Sa proposition me fit sourire à nouveau. Elle ne cessait d'être gentille à mon égard ...et cela me faisait du bien, disons. Je ne pu refuser une telle offre, ce pourquoi je hocha de la tête en disant «Bien sur ...et sans problème pour le frisbe. J'adore y jouer moi-même ...» et lui fit un mince sourire en la regardant en coin d'un air presque taquin. Heureusement, encore une fois, ce qu'elle me dit par la suite me rassura un peu. Elle allait rester ou du moins, pour l'instant. Cependant, avant que je ne puisse répondre à sa question, une vive douleur à la jambe me prit d'assaut, ce qui me fit obligatoirement arrêter de marcher.

J'avais si mal! mais les paroles de la jolie blonde finirent par me calmer un peu. Pourquoi était-elle aussi gentille? J'avais du mal à comprendre ...mais néanmoins, j’acceptai son offre en hochant de la tête tout en souriant faiblement et dit «D'accord mais ...je vous promet de ne pas rester longtemps ...Il est tard et vous devez être fatiguée ...» puis, reprenant un grand respire avant de me remettre à marcher lentement j'ajoutai «Je n'infligerai pas cela à Pollen ...Il est assez vieux et je suis tout de même capable de marcher encore un peu ...mais merci pour l'offre ...Vous êtes vraiment gentille ...» puis je passa une main tendrement dans le poil du gros chien, avant de prendre prendre la main d'April en la serrant un peu dans la mienne et continuer à marcher. Ce geste avait été instinctif et non calculé. Elle m'avait proposée son support, je l'avais saisi d'une autre façon. Sa main ne me supportait pas physiquement ...mais moralement plutôt.

Une fois arrivé dans sa maison, j'enlevai mes souliers difficilement et alla rapidement m'asseoir sur le divan tout en poussant entre mes dents une petite plainte de douleur. J'avais le coeur qui battait à tout rompre. Non seulement car j'avais mal, mais aussi car je me retrouvais maintenant dans la maison d'une jeune inconnue potentiellement intéressante. Je troublais un peu, il faut dire. Relevant mon regard vers elle par la suite, je pus constater qu'elle avait prit place à mes côtés. Pour la rassurer, je dis alors «Merci infiniment pour m'accueillir ainsi dans votre maison ...Vous êtes gentille ...» et sourit faiblement avant d'ajouter, tout en regardant autour de lui un peu «C'est très joli chez vous, en passant ...» évidemment, je le pensais réellement. Seulement, c'était aussi une autre façon de détourner son attention. Je ne voulais pas qu'elle s'inquiète trop, même si j'avais mal. Ce n'était pas son devoir. De plus, j'étais encore qu'un simple étranger pour elle. Je n'étais donc rien, à ses yeux ...Ou du moins, ce que je croyais. Je n'étais rien à mes propres yeux, alors. Cependant, ma main continuait de frotter lentement ma cuisse, là où la balle s'était logé lors de la prise d'otage. La douleur devait partir rapidement ...Je ne me voyais pas devoir dormir ici ce soir et empiéter sur son espace vital. Je ne voulais pas déranger sa routine ...Ni qu'elle croit que j'abuse de son hospitalité. Il fallait que la douleur disparaisse ...et vite!
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MessageSujet: Re: Let's walk <private>    Dim 23 Juin - 6:00

 J’aurais voulu être ce qu’il prétendait que j’étais, mais au contraire j’avais des défauts bien précis. J’avais une franchise abusive que ça en faisait peur parfois, certains en étaient même plus ou moins blessés ce qui était bien loin d’être mon but. Bien souvent j’étais naïve et on me considérait comme facilement manipulable ce qui était parfois bien plus insultant que ce que je laissais paraître. Malgré tout ça, j’arrivais à bien réussir ma vie. J’étais très fière de ce que j’avais accompli dans mon passé avec mon frère et ma soeur. Plus jeune, on aurait pu me qualifier de poulpe, ouais carrément. Je faisais toujours tout en même temps et je ne m’oubliais pas. J’arrivais à faire tout ce que je voulais et malgré tout, je devais admettre que j’étais difficile envers moi-même, ce qui ne simplifiait pas la tâche. Puis ma mère était partie... Il n’y avait pas grand chose à faire malheureusement pour moi. William reprenait son rôle de psychologue, je l’écoutais avec la plus grande attention puisque ça valait une consultation gratuite ou presque. Il m’analysait toutefois très mal, j’arrivais à tout gérer. Je secouais la tête et je m’expliquais à mon tour. « Je peux comprendre votre point de vue, mais je tiens à vous apporter le fait que ce n’est pas la tristesse que je vis. J’ai juste décidé de mettre ça de côté et de continuer à vivre normalement, vous savez. J’avais des gens qui comptaient sur moi et je n’ai pas ressenti le besoin de pleurer. Je me suis souvent demandée le pourquoi tout cela m’était arrivée, j’ai philosophé, mais pleurer non. Je pleure devant les films à l’eau de rose, mais pas devant des événements que je n’ai pas choisi. Je préfère  voir ça comme ceci. Je ne veux pas m’apitoyer sur mon sort, je n’aime pas ça et je n’en ressens pas le besoin. Évidemment, j’ai pleuré quelques fois. Pleurer d’anxiété, pleurer parce qu’on a peur de l’inconnu, parce qu’on ne sait pas ce qu’on va faire dans une situation particulière, et s’il leur arrivait la même chose qu’à moi? C’est la dernière des choses que je souhaite, William. Je vous l’assure et je crois qu’au travers de ça, c’est de montrer l’exemple à d’autres. Il ne faut pas s'arrêter à ça et continuer à vivre. » 

Puis nous avions changé de sujet, il me parlait de sa soeur et je souriais. Je ne connaissais pas grand monde si ce n’était que de Rose avec qui je m’amusais bien et que j’avais l’impression de vivre une véritable adolescence, début de vie de jeune adulte. Il me demandait si je croyais que mon frère et ma soeur allaient me rejoindre, je haussais les épaules en soupirant franchement. « J’ai décidé de vivre mon rêve en sachant qu’ils sont assez grands pour prendre soin d’eux. C’est mon rêve et pas le leur, vous savez. Je ne peux pas leur imposer de quitter l’Irlande pour moi, mais je ne peux pas retenir leurs rêves non plus. S’ils veulent venir, je les accueillerai chez moi à bras grands ouverts, dans le cas contraire, je ne peux pas leur en vouloir non plus. C’est mon choix. » concluais-je. Je le regardais gentiment et je souriais de nouveau, comme si je ne pouvais pas m’en empêcher. Sa douleur revenait et je secouais la tête. « Ne vous en faites surtout pas. Je ne travaille pas demain et je ne suis pas prête à m’endormir de si tôt! En général, les balades avec Pollen me gardent bien réveillée. » Suite au refus de l’aide de Pollen, William attrapait ma main et je tentais de l’aider à tenir le coup jusqu’à mon appartement. 

Arrivés à mon appartement, je détachais mon chien pendant que William s’installait sur mon fauteuil. Normalement, c’était quelque chose que jamais je n’aurais fais. Mais si sa douleur était réelle? Dans le pire des cas, je me montais un scénario où Pollen allait le mordre et me sauver et je lui écraserais les coucougnettes pas tendrement du tout. « Avez-vous besoin d’aspirine? d’un verre d’eau peut-être? » lui demandais-je, soucieuse de son bien être. Je le remerciais pour les compliments et j’attendais sa réponse. Je le regardais frotter sa cuisse. « Avez-vous un pansement à changer ou peut-être n’est -ce qu’une douleur interne? Vous pouvez m’éclairer et je tâcherai de vous aider. » lui dis-je. Je m’asseyais près de lui et j’attendais les indications. « Pensez-vous être capable de vous déplacer jusqu’à la chambre d’amis, vous pourrez vous y reposer si vous voulez, vous allonger au minimum. » Il n’avait pas le temps de répondre que je tentais de l’aider à se lever pour le déplacer jusqu’à l’autre pièce où je l’aidais à allonger ses jambes. Je m’asseyais dans le fauteuil adjacent et je l’observais. Je me relevais d’un bond pour aller voir dans le garde-robe où je trouverais une couverture plus chaude pour cette nuit, si besoin est. Je dormirais avec Pollen cette nuit, c’était définitif. Juste une petite crainte personnelle, je ne le connaissais pas réellement après tout, n’est-ce pas? C’était justifié. Enfin, je crois. 

« Ça vous dirait qu’on joue à un petit jeu? » en voyant son regard intrigué, je me devais d’élaborer davantage sinon je me doutais bien qu’il ne jouerait pas avec moi. « Je vous pose une question, vous y répondez. Ensuite c’est à votre tour de m’en poser une et on alterne. Ça vous dit? » Je voyais son hochement de tête positif, je devais donc commencer et lui poser une question que je n’avais pas posé précédemment. « Pourquoi vous, vous vous promeniez si tard ce soir en sachant que vous avez de la douleur à la jambe? » Ce jeu était le maître de ma curiosité absolue, je pouvais poser toutes les questions que je voulais en faisant passer ça pour un jeu. N’était-ce pas merveilleux? 
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MessageSujet: Re: Let's walk <private>    Dim 23 Juin - 19:19

Ses paroles me traversèrent comme un boulet de canon. C'était comme si intuitivement elle me disait de me réveiller et de cesser de pleurer la mort de ma famille ...mais malheureusement pour moi, ce n'était pas aussi facile que ça. Je n'avais pas choisi de voir ma femme et mes enfants mourir devant mes yeux ...mais pourtant je les pleurais tout de même à tout les soirs. Chaque nuit je rêvais à eux en me réveillant tout en sueur, le coeur battant à tout rompre dans ma poitrine. Je n'avais pas choisi de vivre un tel deuil ...Ce qui faisait que oui, j'en pleurais. Cependant, je ne lui en tenais pas rigueur, non. Elle ne le savait pas. J'étais heureux pour elle qu'elle soit aussi forte que cela, mais chaque personnes dans ce moment ont le droit de vivre leurs peines de différentes façon. Par contre, je ne pouvais pas laisser ce sujet passer sous le silence ainsi, ce pourquoi je dis simplement, tout en mettant mes mains dans mes poches «Je vois ...mais malheureusement, ce n'est pas tout le monde qui ont votre force d'esprit ...» puis je lui jeta un regard en coin, lui signalant sans un mot que ce que je venais de dire me visait personnellement. Je ne voulais pas qu'elle sache tout aujourd'hui, non. Je ne voulais pas non plus qu'elle me prenne en pitié. Juste qu'elle me voit comme l'homme que j'étais réellement. J'en avais marre des façades, même si je ne m'amusais pas à les démolir et à dire à tout le monde ô combien ils me manquaient. Je portais mon silence en moi, mais mon physique parlait de lui même. Barbe de trois jours, cernes de dix pieds sous les yeux. Dos courbés. Je n'allais pas bien ...et je n'avais pas la force d'April pour y remédier seul.

Lorsqu'elle mentionna ses frères et soeurs, je ne pus m'empêcher de sourire faiblement à son hospitalité. Elle semblait réellement gentille. April avait du en voir de toutes les couleurs avec eux ...mais en bonne soeur qu'elle était, jamais elle ne les laisserait tomber. C'était beau à entendre, et je ne pu me taire en disant «Vous avez réellement un grand coeur ...Ils doivent énormément vous apprécier ...» puis lui fit un mince sourire avant de retourner mon regard vers le sol, en marchant.

Malheureusement, ma douleur revint et je dis pour lui répondre «Merci ...» faiblement, avant de la suivre lentement jusqu'à sa maison. Là, je pris place sur son fauteuil et hocha de la tête en disant «Non j'ai ...J'ai des anti douleurs chez moi ...Ne vous donnez pas autant de mal ...» et je lui sourie faiblement tout en continuant de frotter ma cuisse en ajoutant «C'est une douleur interne ...Je, um ...» hésitant entre lui dire la vérité ou un mensonge, je fini par pencher vers la première option «...Il y a quelques temps, j'ai reçu une balle dans la cuisse et ...elle a touchée quelques nerfs qui malheureusement n'ont pas réussi à se réparer complètement. » J'avais baissé mon regard en lui répondant ceci. Croiser son regard à cet instant m'aurait encore plus rendu mal. Voir ses yeux posés sur moi, peut-être inquiète? Apeurée? Je ne savais guère ...mais je ne voulais pas le savoir, non plus.

Puis soudain, je me retrouva debout sur mes deux pieds, aidé par April. Elle me dirigea vers la chambre d'amis où elle me fit asseoir dans un lit en m'aidant à allonger mes jambes. Cette attention avait réussi à me toucher profondément et particulièrement, si bien que j'en eu la gorge serrée pendant quelques secondes. Normalement, personne ne s'occupait de moi. J'étais celui qui aidait. Celui qui faisait tout en son possible pour que les autres se sentent bien. J'étais certes profondément déstabilisé ...mais ému à la fois. Mon regard perdu se releva vers elle alors qu'elle s’affairait à trouver une couverture plus chaude et cette image me rappela exactement ma femme. Ma défunte ...Je baissa donc mon regard, ampli d'émotions contradictoires et murmura simplement un «Merci ...» avant de croiser mes bras contre moi-même dans le but de me faire tout petit. Pas dérangeant.

Alors qu'elle revenait prendre place sur la chaise à mes côtés, je fus intrigué par sa proposition. Relevant mon regard vers elle, je me pris à sourire légèrement, un peu comme un gamin en disant «Oui! Ça m'intrigue!» mais quand elle me posa la question, je su immédiatement où elle voulait en venir. Elle croyait sans doute que je faisais semblant d'avoir mal! Pinçant mes lèvres par timidité, je regarda ailleurs en disant «J'avais juste besoin de prendre l'air ...et je ne croyais pas avoir aussi mal plus tard, quand j'suis sorti ...» mes sourcils se froncèrent ensuite et pour lui retourner une question, je lui demanda du tac au tac «Avez-vous peur de moi, April ...?» tout en relevant mon regard inquiet vers elle. Comme j'avais envie qu'elle me croit réellement, je lui dis alors «Je ne peux pas vous montrer la cicatrice de la balle sur ma jambe ...Car cela voudrait dire d'enlever mon pantalon ...mais je peux vous montrer celles sur mon torse, si vous le voulez bien ...Ainsi, vous verriez que je ne mens pas ...» aussitôt dit, j’entamai d'enlever ma chemise et une fois torse nu, la déposa à mes côtés. Mon corps était amaigri par la dépression, mais elle pouvait tout de même voir deux cicatrices. Une au niveau de mon abdomen, et une autre au niveau de mon poumon droit. Sans un mot, je la fixa droit dans les yeux, ne sachant si elle allait me dire de partir rapidement de son domicile ou de rester. J'avais peur, mais elle devait voir. Je craignais aussi qu'elle pense que je sois une sorte de gangster ...mais je n'osais pas nier ce fait à cet instant, de peur qu'elle croit que je le fasse juste car j'en étais réellement un. Ce qui était complètement faux. J'étais tout sauf un gangster! 
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MessageSujet: Re: Let's walk <private>    Dim 23 Juin - 21:14

 Le seul indice qui trahissait William dans sa tristesse et sa douleur était sa barbe de trois jours, qui définitivement était bien longue. J’aurais pu facilement attribuer les cernes à l’insomnie. Chaque personne a son passé, certains l’ont eu davantage plus facile que d’autres alors que d’autres ont été martyrisé toute leur vie et ce n’est pas peu dire... De mon côté, je croyais mener une belle existence, une fusion avec mon frère et ma soeur, mais avec des événements difficiles au travers. Comme je le mentionnais, ce n’était pas moi qui en décidait ainsi, vous savez. Si quelqu’un renie un membre de sa famille, il est responsable des sentiments qui en découlent. Pas autrement. Il me disait qu’il voyait et je hochais la tête. « Oui et j’en suis consciente, mais je me dis que ce n’est pas avec un visage et des pleurs de tristesse qu’ils vont s’en sortir. J’aime mieux agir comme quelqu’un de positif, une personne ressource qui saura davantage axer sur le bonheur, la joie de vivre et ce qu’il y a de positif dans la vie. »  En connaissant réellement ma vie, certains restaient surpris du comment j’arrivais à conserver mon sourire et du comment je continuais à foncer dans la vie comme si rien n’était. À mon avis, c’était une philosophie de vie que l’on pouvait se créer très facilement. « C’est la famille, je crois que je ferais tout pour eux et inversement. Et croyez-moi c’est réciproque. J’ai une belle famille, j’ai bien de la chance sur ce point. » 

Il me disait qu’il avait des antidouleurs chez lui et je le regardais sceptique. « Vous croyez réellement que je vais vous laisser partir pour chercher des antidouleurs quand j’en ai moi-même chez moi? Allons William, ça me fait plaisir. » Il continue en m’expliquant sa douleur et je hochais la tête. Je l’écoutais attentivement pour la suite, une balle dans la cuisse? Mais bordel, c’est quoi les États-Unis?! Je me demandais si je devais partir maintenant... Non ce serait déraisonnable. Je baissais le regard, un peu gênée, comme si je l’avais cherché. « Oh... Je suis désolée. » murmurais-je finalement dans un souffle. Je sentais désormais que c’était le pourquoi il était aussi contradictoire à mes propos. Pour une fois dans ma vie, je ne disais rien et c’était probablement mieux ainsi. J’allais sortir la couverture comme pour m’aider à gérer ce silence. Il croisait ses bras et je hochais la tête comme pour lui signifier que ça me faisait plaisir. 


« Oh très bien » dis-je finalement en hochant la tête comme pour digérer sa réponse. Il me demandait si j’avais peur de lui et je restais surprise. « Tous les hommes sont des créatures effrayantes pour leur environnement et pour leur contexte. » lui répondais-je écartant vaguement sa question, légèrement mal à l’aise. Mes joues s’empourpraient comme pour lui déclarer la véritable réponse et non pas une réponse d’ambassadrice. Il  voulait me montrer ces autres cicatrices, j’étais surprise qu’il en ait d’autres. Il retirait sa chemise et je ne pouvais cacher ma désagréable et triste surprise, je murmurais plus pour moi-même que pour lui: « Oh mon Dieu... » je me sentais minable maintenant. Je m’approchais de lui comme pour observer davantage les cicatrices. Je déglutissais difficilement et je lui dis finalement « Ma mère avait un remède miracle pour les cicatrices, si vous voulez je peux vous le préparer et on verra la suite des choses. » Cette fois-ci, je m’abstenais de passer un commentaire, mais je savais bien que c’était à mon tour de lui poser une question et je tressaillais déjà. « Vos organes vitaux vont bien si on oublie votre jambe? » La prochaine question allait être évidente, c’était le pourquoi du comment, mais j’attendais encore pour m’éclairer à savoir le comment j’allais l’aborder. 
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MessageSujet: Re: Let's walk <private>    Jeu 11 Juil - 16:39


La jeune blondinette semblait être une femme très forte d'esprit et cela me faisait plaisir à voir. J'imagine qu'elle n'était pas du genre à tomber facilement, au contraire de moi. Bien sur, c'était peut-être différent, pour ma part. J'avais vue ma femme et mes enfants mourir devant mes yeux sans que je n'ai pu faire quoique ce soit pour les sauver ...mais n'empêche. J'étais bien tombé, et peut-être trop rapidement. Du coup, je peinais à me relever et parfois je me disais même que j'en n'avais perdu la capacité. La force était sortie de mon corps au même moment que le coeur de ma femme et mes enfants s'était arrêté de battre.

Je hocha de la tête à son explication mais baissa mon regard vers le sol. Mon visage devait lui paraître triste car ...Il l'était. Je ne pouvais faire autrement. Au contraire d'elle, il m'était énormément difficile de me plaquer un sourire au visage alors que tout mon être voulait pleurer et se coucher en boule dans un coin pour mourir. Par contre, je pu lui répondre «Vous avez de la chance d'avoir une bonne famille aimante ...Malgré tout, ils doivent vous aider énormément dans vos moments difficiles ...» puis je me replaçai de façon à me sentir un peu plus confortable, même si ça ne changeait pratiquement rien pour l'instant.

Lorsqu'elle m'avoua avoir des anti-douleurs, je fronçai un peu des sourcils en disant «...Ah oui? Vous avez été blessé aussi?» soudainement concerné par son état. Je me pris donc à la regarder de la tête aux pieds en tentant de déceler une certaine blessure ou anomalie ...mais rien. Il n'y avait rien. Je pris donc les médicaments sans me plaindre et lui sourit tout doucement par la suite en murmurant un faible «Merci ...»c'était étrange ...mais je commençais peu à peu à me sentir mieux en sa compagnie. Comme si par magie, elle avait la capacité de détendre tout mes tourments.

La question que je lui avais posé avait semblé la troubler plus que je ne le croyais. Était-ce à cause d'un évènement ultérieur et traumatisant? J'en étais persuadé, mais je ne voulais pas lui en parler. Pas maintenant. Ces choses devaient s'avouer sur une base de confiance, et non pas à un simple inconnu blessé. Par contre, comme je voulais être complètement franc envers elle, j'enlevai ma chemise afin de lui montrer mes cicatrices pour qu'elle voit que je ne mentais pas sur mon sort. En commettant ce geste, j'avais eu peur qu'elle me jette à la porte. Qu'elle croit que je sois un vil malfrat ou autre ...mais non. Comme si elle avait comprit ma douleur, elle me proposa un remède de sa grand-mère. J'en fus plus que surpris. Les yeux ronds en le regardant, je cligna une fois tout en rougissant à mon tour pour enfin baisser mes yeux de honte. Je ne savais que dire. C'était trop gentil. Pinçant mes lèvres, je fini tout de même par hocher un faible oui de la tête et dit «Oui ...si ...elles peuvent partir, peut-être que me regarder dans la glace me sera moins pénible, à la longue ...» et dans un souffle presque coupé par l'émotion qui revenait, je murmura «Merci ...» avant de lui sourire faiblement tout en relevant mon regard humide vers elle.

J'étais perdu dans mes songes quand je fini par lui répondre «...Pas vraiment. Du moins, mes nerfs en ont prit un coup ...mais sinon c'est plutôt mon cerveau qui a tout prit ...»  puis je pointa ma tête avant d'ajouter «mais ça ira un jour ...J'en suis persuadé ...Je tenterai de me baser sur votre philosophie de vie ...» puis je lui sourie de nouveau faiblement. Une autre question ...C'était à mon tour. Qu'allais-je demander? Mordillant ma lèvre, je fini par dire «Allez-vous pouvoir m'apprendre comment vous faites ...?» puis je releva à nouveau mon regard vers elle ...mais au fond de ceux-ci. Très profond pouvait se voir une étincelle de petit garçon enjoué qui tentait de refaire surface. Je me sentais mieux aussi, il faut dire. Les médicaments commençaient à faire effet ...Ce qui me laissait un peu plus détendu qu'avant.
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